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Investissement responsable : comment se lancer ?

Comme le confirme le Baromètre de l'investissement responsable, les Français sont chaque année de plus en plus nombreux à rechercher avant tout une « dimension extra-financière », avant une « performance financière »*. Les Français cherchent donc à concilier investissement et valeurs personnelles, en plaçant aussi leur argent dans un projet qui leur tient à cœur. Dans le jargon, c'est ce qu'on appelle un investissement responsable ou éthique. On décrypte pour toi cet investissement particulier ainsi que ses critères.

 

Chiffres clés sur l'investissement responsable

Il n'y a pas que les entreprises françaises qui peuvent se lancer dans des investissements responsables, bien au contraire. Les quelques chiffres suivants démontrent bien l'intérêt des particuliers français pour se lancer dans un investissement responsable (IR) : 

  • L’IR représentait près de 546 milliards d’euros d’encours en 2021, soit 15% des actifs sous gestion.
  • 62% des Français déclarent accorder de l'importance aux impacts environnementaux et sociaux, lorsqu'ils prennent une décision dans leur placement. 
  • Uniquement 5% des Français ont déjà investi dans un fonds qui a le label ISR.

 

Définition d'un investissement responsable

Si l’IR est très souvent représenté comme un investissement vert ou le label vert de la finance, avec de nombreux investissements destinés à la protection et/ou la valorisation de l'environnement, ce n'est pas l'unique levier. Il est tout à fait possible d'investir dans des fonds aux enjeux sociaux divers : construction de maisons dans des pays défavorisés, revalorisation des espaces, en venir aux aides aux populations défavorisées, etc. 

L'investissement responsable permet avant tout de combiner éthique et performance financière. Les thématiques d'investissement possibles sont très nombreuses en finance responsable : les énergies vertes, l'emploi et la solidarité, l'égalité des genres, la transition écologique, la santé, etc.

 

Origine des investissements responsables

Il faut remonter près de 500 ans en arrière, pour en apprendre plus sur l'origine de l’IR. Tout débute au 18e siècle avec les Quakers ou encore les Méthodistes, des groupes religieux souhaitant uniquement investir dans des sociétés en faveur de l'égalité de la dignité des êtres humains.

En 1928, le premier lancement de fonds responsables et éthiques est lancé en finance à Boston (Pioneer Fund) par l'Église évangélique. Celui-ci propose de filtrer les « actions des péchés », en refusant d'investir dans les entreprises proposant la vente d'alcool, de tabac, d'armes à feu, de jeux et de pornographie. Original ! 

En 1972 est fondé le Dreyfus Third Century Fund, avec une base de 25 millions de dollars. Ce produit d'investissement est à disposition uniquement des sociétés qui participent à l'amélioration de la qualité de vie des Américains. À la suite de ce fonds éthique, d'autres IR suivent tels que le Pax Fund de 1971, avec les principes de Sullivan comme code de bonne conduite pour les entreprises en 1977.

C’est en 1983 que l'investissement responsable et éthique arrive enfin en France, avec le Crédit Coopératif proposé par le Comité catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD). Il apparaît officiellement sur le territoire français en 1994, avec le lancement de l'investissement solidaire lancé par la Caisse des Dépôts et consignations, les Caisses d'épargne et le syndicat CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail).

 

Quels sont les objectifs et les enjeux ?

L’IR répond à un double objectif : proposer un investissement performant qui rentre dans le cadre d'un projet de société (environnemental, social et/ou écologique). Les acteurs financiers ne mettant pas en avant ces valeurs sont exclus des programmes de financement vert. La plupart font donc parti des PRI (Principes pour l'Investissement Responsable des Nations Unies). Ce sont des acteurs responsables de multiples sujets de gouvernance d'entreprise et qui s'engagent à créer du dialogue en respectant leurs valeurs. 

Les enjeux sont variés et dépendent de la nature de l’investissement responsable que tu as choisi : 

  • L’investissement doit être entièrement transparent quant à ses conséquences aussi bien financières, que l’impact social, environnemental ou solidaire. 
  • Il doit être également 100% transparent quant à son impact positif et négatif sur le projet. L’utilisation et la redistribution de ton épargne est expliquée. Tu sais exactement à quoi a servi ton épargne dans le cadre du projet durable.
  • D’un point de vue environnemental, ton épargne génère une empreinte carbone. Il est également détaillé. Tes portefeuilles doivent respecter les valeurs, en phase avec les accords de Paris.
  • Nous pourrions t’en citer d’autres : il existe près de 26 principes ou critères ESG à ce jour !

Il faut retenir que les fonds d’investissements verts respectent les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), tout en assurant un rendement financier intéressant pour les investisseurs.. Les fonds thématiques par ces acteurs RSG sont autour de la transition écologique, l’emploi et la solidarité, l’égalité des genres, les pays émergents, l’accès à l’eau ou encore la santé. 

Ton portemonnaie financier doit être à la hauteur de tes valeurs : sans tache, 100% transparent !

 

Quels sont les avantages pour un investisseur ?

 Tu as envie de connaître tous les rouages autour de ton investissement financier vert, et tu as bien raison ! Le plus grand avantage en tant qu’investisseur est bien entendu que tu places ton argent dans des fonds et des causes en phase avec tes valeurs, tout en réalisant des gains financiers car ce sont des placements financiers performants. 

Preuve en est en septembre 2018, avec la publication de l’étude East and Partners auprès d’HSBC. Selon cette étude, “Pour 48 % des investisseurs, c’est d’abord le souci de rentabilité financière qui détermine leur décision d’intégration des principes ESG dans leur politique d’investissement”. 

 

Des indicateurs de réussite

Une société qui se dit ESG doit répondre à de nombreuses obligations afin de garder ses investisseurs à ses côtés. Il a déjà été démontré que le non-respect des pratiques ESG nuit à la réputation de la société. 

Pour donner un exemple, nous pouvons citer le scandale Volkswagen, ou encore la catastrophe de Deepwater horizon de BP. En examinant les différents critères qui ne sont pas financiers, mais plutôt liés à la structure de l'administration, la ligne de conduite environnementale… Tu analyses plus finement les risques de l'entreprise à l’avenir.

 

Des placements favorisés

Un argument de choc à ne surtout pas négliger : il y aura toujours des acteurs prêts à investir dans des fonds durables. Les acteurs ESG trouveront toujours auprès de l’État ou d'investisseurs privés des financements pour se développer.

Sans compter que d'après le rapport de Morningstar en 2020, près de 3 fonds d'actions durables sur 4 ont des rendements beaucoup plus élevés que les fonds d'action traditionnels. Malgré la crise sanitaire du COVID-19 en 2020, jamais l'investissement responsable n'avait connu un tel essor et ses fonds d'investissement n’ont cessé de croître ces dernières années. C’est aussi l’avenir de la finance !

 

Les différentes types d'investissement responsable

Il existe plus d'une manière d’investir via un investissement responsable. Deux grands types d’investissement existent :

1) Les fonds labellisés ISR ou Greenfin

Ces placements sont très souvent des sociétés de gestion reconnues et habilitées par les marchés financiers. Il est possible d'investir dans 2 types de fonds : les fonds d'actifs mobiliers et les fonds d'investissement immobiliers.

Il existe également des produits d'épargne labellisée ISR ou durables, comme le PEE/PEA, les contrats d’assurance-vie, le financement participatif… Mais attention, n’importe quel produit financier ne peut obtenir le label ISR ! Ils demandent de déposer un dossier et 4 critères doivent être respectés :

  • L’environnement : toutes les dépenses énergétiques sont analysées, de l’empreinte carbone aux émissions de gaz à effet de serre, les déchets générés…
  • La gouvernance : à savoir la politique de transparence de la rémunération des dirigeants, la place des femmes dans la gestion de l’entreprise, etc. 
  • Le social : toutes les mesures mises en place l’égalité homme-femme, la formation, l’accès aux personnes en situation de handicap à un emploi, etc. 
  • Le respect des droits humains : son impact dans la lutte contre la pauvreté… 

  Ces 4 critères ne sont pas négociables pour devenir un produit labellisé ISR. Bon à savoir !

 

2) Investir directement dans une cause

Est-ce que tu connais le principe de l'actionnariat solidaire ? Il est possible d’investir dans une cause en ligne grâce au crowdfunding. Sur la toile, il est possible de retrouver des plateformes dédiées, qui sélectionnent des projets porteurs. Attention cependant : toutes les plateformes ne se valent pas. Certaines peuvent être très strictes quant aux critères pour être publiés, d’autres sont moins regardantes. La clé est de regarder la thématique principale de la plateforme : le divertissement, l’immobilier, l’écologie, l’éducation, relancer les petites entreprises… 

Selon le Baromètre du Crowdfunding en France en 2020 le nombre de projets financés étaient répartis ainsi :

  1. Des Particuliers : 54 162
  2. Des Acteurs de l'Économie et Solidaire : 43 202
  3. TPE / PME / ETI : 13 796
  4. Des start-ups : 2 950
  5. Des opérateurs immobiliers : 608 
  6. Autres : 898

Si la médaille d’or est remportée par les particuliers, la médaille d’argent revient incontestablement à des acteurs responsables et solidaires. 

 

En conclusion

Investir c'est bien, pour une cause qui te tient à cœur c'est mieux !

Chez Mon Petit Placement, chaque investisseur est libre de créer un placement sur-mesure en phase avec ses attentes et ses besoins. 

C'est pourquoi nous te proposons en complément de nos 4 portefeuilles classiques, de placer ton argent pour des causes qui tiennent à cœur comme le climat, la santé, l'égalité... Un moyen de soutenir la transition écologique des entreprises et de participer à des combats à ton échelle !