Robo-Advisors : Le début d’une nouvelle ère ?

Publié le 06/01/2019

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Les robo-advisors, algorithmes jouant le rôle de conseiller en investissement, deviennent de plus en plus importants en Europe.

Existant depuis 2008 aux Etats Unis, les robo-advisors constituent à la fois une alternative aux acteurs du monde de la finance et une façon d’étendre l’investissement au grand public, ils rassurent par leur côté « rationnel ». Il est possible de penser que leur caractère quantitatif élimine les biais comportementaux et permet de s’éloigner du bruit ambiant. Ainsi, les craintes des utilisateurs concernant les conseillers en investissement traditionnels n’auraient plus lieu d’être.

Les avantages des robo-advisors sont multiples

Ils sont très faciles d’utilisation avec des interfaces attractives et claires. Cette caractéristique les rend aussi accessibles à un large public. La finance n’est alors plus réservée aux initiés.

Le ticket d’entrée (entre 300 et 1000 € pour les plus populaires) est nettement plus bas que celui demandé par un conseiller en investissement en agence bancaire. Ainsi, les robo-advisors permettent d’étendre le concept de conseiller financier, et d’ouvrir le monde des placements financiers aux petits investissements.

L'humain à l'origine des algorithmes des robo-advisors

Il ne faut pas oublier que l’humain est à l’origine de l’algorithme et détermine les conditions de vente ou d’achat d’actifs sur le marché. Le biais comportemental n’est donc pas vraiment éliminé.  

Par ailleurs, les algorithmes utilisés pour établir les stratégies de placement sont les mêmes que ceux utilisés par les conseillers financiers. Ainsi, le robo-advisor permet de supprimer un intermédiaire, et donc de réduire les coûts mais les conseils générés restent les mêmes.

Les stratégies de conseils des robo-advisors

Comme un conseiller, les robo-advisors se basent sur la personnalité de l’investisseur pour choisir les stratégies de conseil. La personnalité de l’investisseur est évaluée par un questionnaire, cette évaluation est obligatoire pour obtenir l’agrément de conseiller en investissement (CIF). Selon la complexité de l’algorithme d’évaluation, les conseils seront plus ou moins bien adaptés à l'investisseur et certaines stratégies qui pourraient être intéressantes ne seront pas proposées. En effet, si l’algorithme est trop simple, alors souvent, le nombre de profils possibles est très limité et les conseils seront semblables d’un utilisateur à un autre. Et si l’algorithme est trop complexe, alors les risques de bug sont plus importants.

Les inconvénients des robo-advisors

Un conseiller humain permet de pallier à ces difficultés, mais rajouter un humain dans l’expérience « robo-advisor », c’est se rapprocher du modèle classique… Certains robo-advisors ont montré des problèmes de fiabilité. En effet, certains ne sont pas toujours à jour quant à la situation ou la régulation des marchés, et font donc manquer de belles opportunités à leurs clients…

Que penser des robo-advisors ?

La technologie des robo-advisors constitue une avancée technologique et permet de faire fructifier de petits investissements. Cependant, il apparait important de ne pas s’embarquer les yeux fermés dans l’aventure des robo-advisors sans connaitre le fonctionnement de celui qui guidera vos investissements.

Les nouvelles générations ont une plus grande curiosité intellectuelle et aiment comprendre comment les choses fonctionnent. Or, même si les robo-advisors s’inscrivent dans la digitalisation et l’automatisation des processus, ils impliquent aussi un manque de pédagogie et une opacité vis-à-vis du client.

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