Interview : Pénélope, la voix qui met la toile sur écoute

Publié le 07/09/2022

Interview : Pénélope, la voix qui met la toile sur écoute

Toi qu’on connait en tant que " La Toile sur écoute", peux-tu nous dire qui est Pénélope ?

Pénélope, c’est une entrepreneure. Elle est audacieuse, authentique, impatiente, créative, jusqu’au boutiste, avec les yeux plus gros que le ventre. Elle a surtout envie de créer et raconter des histoires quotidiennement (ça fait très bizarre de parler de moi à la 3ème personne (rires). 

Comment t'est venue l'idée de "La Toile sur écoute" ?

Depuis toujours, je sais que je veux raconter des histoires. Je suis assez sensible à la voix. Les histoires racontées à l’oral forcent l’imaginaire, créent de l’émotion, apportent un petit plus qu’on n'a pas forcément (je trouve) avec l’image. Après avoir passé 10 ans chez des annonceurs, j’ai eu envie de raconter mes histoires pour moi, les autres et les marques. Donc c’est assez naturellement que j’ai fondé La Toile Sur Ecoute, ce studio de podcast qui raconte des histoires créatives, crée des concepts originaux et gère des projets ambitieux et décalés, essentiellement avec l’outil de la voix.  

 

On considère souvent la finance comme un sujet tabou. Raconte-nous ton expérience avec la finance ?

J’ai toujours eu peur des chiffres. C’est pour ça que je me suis mise à écrire plutôt que faire des maths. J’ai une logique qui ne convient pas trop à l’arithmétique ; ça me demande beaucoup de rigueur, de discipline et de concentration d’avoir des chiffres devant moi, et clairement, ce ne sont pas mes qualités principales. Aujourd’hui, en tant qu’entrepreneuse, j’ai appris à appréhender les finances et c’est un peu comme pour tout : dès que l’on s’y intéresse, on finit par aimer ! Je ne rêve pas de chiffres la nuit, mais je n’en ai plus peur.  

 

23% des femmes investissent... Selon toi, pourquoi sont-elles frileuses à l’idée d’investir ?

Je pense que ça remonte à loin. Les finances étant historiquement réservées aux hommes, les femmes n’étaient pas celles qui tenaient la bourse. Et puis ça a toujours été les hommes qui ont fait les investissements et les femmes ont hérité de cette mauvaise convention. C’est aussi peut-être par ce que la femme était celle qui s’occupait du foyer à l’époque, je n’en sais rien, mais dans le mot « investissement », il y a le mot « risque », et ça peut faire peur. Cette activité est donc antithétique avec la notion de protection du foyer.  

 

Es-tu aussi une serial investisseuse ?

PAS DU TOUT ! J’en rêve, mais j’ai peur. Pourtant, je suis une serial joueuse au casino, qui est clairement à l’opposé de l’investissement (à la roulette bien sûr !). 
En jouant au casino, on sait que c’est de l’argent qu’on perd – potentiellement – alors qu’en investissement, l’enjeu est surtout de gagner alors même qu’on peut en perdre alors que ce n’était pas prévu – potentiellement. 
Avec l’âge, je prends plus de risques financiers, mais je ne suis clairement pas encore ce qu’on pourrait appeler une serial investisseuse 

 

Quelles sont les sources qui t’ont aidé à comprendre la finance ?

L’expérience, le fait d’avoir le nez dans les chiffres toute la journée pour ne pas faire planter sa boîte… Mais on ne peut pas dire que je CONNAIS la finance. Je gère les miennes et celle de mon entreprise (ça va encore, on est 5 dans l’équipe), mais c’est tout.

 

Quel est, selon toi, LE meilleur conseil à donner à une personne qui souhaite investir ?

Réfléchis bien sur ce que tu investis, combien tu investis, et surtout pourquoi tu investis. 

 

Après une multitude de podcasts comptabilisant des millions d’écoutes, as-tu d’autres projets en vue ?

Créer d’autres podcasts qui vont comptabiliser des millions d’écoutes ! 
Ma BD PÉNOUCHE, qui sort le 6 octobre chez Nathan bande dessinée, une série TV CAPUCINE qui vient de sortir sur AB1. Et bien sûr d’autres projets de création de contenus et d’autres histoires racontées sous des formes et des supports différents.  

 

Si tu avais un super pouvoir, ce serait quoi ?

Pouvoir allonger les journées !