Vous avez un projet d'épargne ?
Que ce soit pour défiscaliser, faire fructifier votre argent ou épargner pour vos enfants, notre simulateur vous guide vers les solutions adaptées à vos objectifs !
Investir dans l’art, c’est choisir de placer une partie de son épargne dans des œuvres avec l’idée qu’elles puissent prendre de la valeur dans le temps. Ce type d’investissement ne fonctionne pas comme un placement financier classique. Il ne génère pas de revenus réguliers et nécessite souvent de voir les choses sur le long terme. Explications.
Et si vous commenciez à investir dans le luxe dès aujourd'hui ? 💎
Investir dans l’art, ça veut dire quoi ?
Investir dans l’art revient à acquérir une œuvre d’art dans l’objectif principal qu’elle prenne de la valeur dans le temps, avec la possibilité de la revendre plus tard. Dans la pratique, cela consiste le plus souvent à :
- Acheter une œuvre d’art (peinture, sculpture, photographie, dessin, estampe…).
- Choisir cette œuvre selon des critères de valeur potentielle : notoriété de l’artiste, cohérence de sa carrière, reconnaissance par des galeries, présence en exposition, ventes passées, rareté des œuvres, etc.
- Conserver l’œuvre dans le temps sans chercher à la revendre immédiatement
- La revendre ultérieurement, lorsque sa valeur a progressé (ou en espérant qu’elle progresse).
Bon à savoir 💡
Pour éviter toute confusion, il est important de préciser qu’investir dans l’art ce n’est pas :
- acheter une œuvre uniquement parce qu’elle vous plaît, sans aucune réflexion sur sa valeur future ;
- un placement avec un rendement chiffrable à l’avance ;
- un investissement garanti ou prévisible ;
- une opération rapide d’achat-revente
Pourquoi investir dans l’art ?
Pour diversifier son patrimoine
L’art est une classe d’actifs à part. Sa valeur :
- n’est pas directement liée aux marchés financiers ;
- ne dépend pas des taux d’intérêt ;
- n’évolue pas comme l’immobilier ou les placements bancaires.
Investir dans l’art permet donc de ne pas tout concentrer sur les mêmes risques. Ce n’est pas un socle patrimonial, mais un complément de diversification.
Simuler son assurance-vie avec Mon Petit Placement
SimulerBon à savoir 💡
L’art est une classe d’actifs à part. Sa valeur n’est pas directement liée aux marchés financiers. Il peut être envisagé au même titre que d’autres investissements alternatifs liés au secteur du luxe. Si ce type d’univers vous intéresse, vous pouvez approfondir le sujet ici avec l’article suivant : Luxe : découvrez une option d’investissement intéressante.
Pour viser une valorisation sur le long terme
Certaines œuvres peuvent prendre de la valeur progressivement, au rythme de la carrière de l’artiste, de sa reconnaissance ou de son succès, par exemple.
Contrairement à un placement financier, il n’y a pas de performance annuelle à suivre. La logique est patrimoniale et longue. L’objectif n’est pas un rendement rapide, mais une prise de valeur dans le temps.
Pour protéger une partie de son patrimoine de l’inflation
Sur le long terme, certaines œuvres d’art ont montré une capacité à conserver leur valeur réelle, voire à s’apprécier lorsque la monnaie perd du pouvoir d’achat.
D’après Artprice*, l’indice Artprice100 © a enregistré une progression moyenne d’environ +10 % par an depuis 2000 (source : Artprice, indice Artprice100, données brutes). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Cela ne concerne pas toutes les œuvres, mais explique pourquoi l’art est parfois utilisé comme réserve de valeur, au même titre que d’autres actifs tangibles.
Pour investir dans un produit tangible
Contrairement à un produit financier :
- l’œuvre existe physiquement ;
- elle ne disparaît pas en cas de crise financière ;
- elle reste un bien réel.
Cette dimension peut rassurer certains investisseurs.
Bon à savoir 💡
L’art reste un investissement de complément. Avant d’y consacrer une part de votre épargne, il est souvent recommandé de consolider des placements plus liquides et diversifiés, comme l’assurance-vie.
Pour allier investissement et usage personnel
C’est un point souvent sous-estimé. Pourtant, pendant toute la durée de détention :
- vous pouvez profiter de l’œuvre ;
- l’exposer chez vous.
Contrairement à beaucoup d’investissements purement financiers, une œuvre d’art garde une valeur d’usage. Elle s’apprécie, se partage, suscite des émotions, même si sa valeur marchande n’évolue pas comme espéré.
Comment investir dans l’art ?
- Investir directement en achetant une œuvre
C’est la forme la plus classique et la plus intuitive. Concrètement, ici, vous achetez une œuvre :
- auprès d’une galerie ;
- lors d’une vente aux enchères ;
- auprès d’un artiste directement.
Cela implique, cependant, de :
- choisir l’œuvre avec une logique patrimoniale (artiste, parcours, cohérence de carrière) ;
- assumer les frais annexes (encadrement, assurance, conservation).
C’est la solution la plus « tangible », mais aussi celle qui demande le plus de discernement.
Bon à savoir 💡
Pour limiter les erreurs lorsque l’on débute, il est possible de s’entourer de :
- galeries spécialisées ;
- conseillers en art ;
- plateformes d’investissement en art (avec sélection et accompagnement).
Cela ne supprime pas le risque, mais permet souvent d’éviter les choix purement émotionnels.
- Investir dans l’art via des solutions fractionnées
Traditionnellement, investir dans l’art signifie acheter une œuvre entière. Les solutions fractionnées partent d’un autre constat : les œuvres à fort potentiel sont souvent très chères, ce qui les rend inaccessibles à beaucoup de particuliers.
Le principe de l’investissement fractionné consiste donc à diviser la valeur d’une œuvre (ou d’un portefeuille d’œuvres) en parts, que plusieurs investisseurs peuvent acheter. Vous n’achetez plus le tableau en entier, mais une fraction de sa valeur économique.
Voici comment cela fonctionne concrètement :
- Une société ou une plateforme sélectionne une œuvre avec un objectif : la conserver puis la revendre plus tard.
- Cette œuvre est acquise via une structure juridique (société dédiée ou véhicule d’investissement spécifique).
- Les investisseurs achètent des parts de cette structure. Chaque part représente un pourcentage de la valeur de l’œuvre.
- La société conserve, assure et stocke l’œuvre. Vous n’avez rien à gérer matériellement. L’œuvre peut être conservée dans un lieu sécurisé ou prêtée pour des expositions.
- À la revente, l’éventuel produit est réparti entre les investisseurs proportionnellement à leur nombre de parts, après déduction des frais prévus.
Bon à savoir 💡
Ici, vous ne détenez pas l’œuvre physiquement. Par ailleurs, la liquidité et les règles de revente dépendent du cadre proposé. Cela se rapproche davantage d’un placement financier adossé à l’art que de la détention d’une œuvre.
En quoi l’art n’est-il pas un investissement « classique » ?
Il n’y a pas de rendement régulier
Avec un investissement classique, vous pouvez généralement :
- percevoir des intérêts ;
- toucher des loyers ;
- recevoir des dividendes.
Dans l’art, il n’y a aucun revenu pendant la détention. La performance éventuelle ne se concrétise qu’au moment de la revente. Tant que l’œuvre n’est pas vendue, la plus-value reste théorique.
La valeur n’est pas mesurée en continu
Les actifs financiers sont cotés quotidiennement, comparables entre eux, facilement évaluables.
À l’inverse, la valeur d’une œuvre d’art :
- n’est pas affichée en temps réel ;
- dépend des ventes passées, des galeries, des enchères.
Il est donc difficile de savoir, à tout moment, combien vaut réellement une œuvre.
La liquidité est limitée
Sur un placement classique, vous pouvez généralement revendre votre actif (parts de fonds, actions, obligations ou supports d’épargne) rapidement, parfois en quelques jours.
Avec une œuvre d’art, la revente peut prendre des mois, voire des années. Elle dépend du calendrier des ventes et de la demande.
L’art est donc un investissement peu liquide, qui suppose de ne pas avoir besoin de récupérer son argent rapidement.
La performance dépend fortement du choix initial
Dans l’art, la réussite repose largement sur :
- l’artiste choisi ;
- le moment de l’achat ;
- la qualité et la rareté de l’œuvre.
Deux œuvres achetées au même prix peuvent avoir des trajectoires totalement différentes. Il n’existe pas de mécanisme automatique de moyenne comme dans certains placements diversifiés.
Commencer a investir avec Mon Petit Placement
Se lancerInvestir dans l’art : les risques
Le risque de ne pas prendre de valeur
Une œuvre peut voir sa valeur stagner pendant de longues années ou ne jamais progresser, voire perdre de la valeur si la carrière de l’artiste ralentit. Contrairement à certains placements, il n’existe aucun mécanisme automatique de valorisation.
Le risque de liquidité
Investir dans l’art signifie accepter que :
- la revente puisse prendre du temps ;
- il n’y ait pas toujours d’acheteur au moment souhaité ;
- le prix final dépende fortement du contexte du marché.
Vous pouvez avoir une œuvre de qualité, mais ne pas réussir à la vendre rapidement, ou devoir accepter un prix inférieur à vos attentes.
Le risque lié au choix de l’artiste
La valeur d’une œuvre est étroitement liée à la reconnaissance de l’artiste et sa présence dans les galeries, musées ou ventes.
Or, un artiste aujourd’hui en vue peut perdre en visibilité, sortir des tendances, être moins recherché à l’avenir. C’est un risque très spécifique à l’art.
Le risque de frais élevés
Les frais sont souvent sous-estimés. Ils peuvent inclure :
- commissions d’achat (galerie ou enchères) ;
- assurance ;
- conservation ou stockage ;
- frais de revente.
Or, ces derniers peuvent réduire fortement la performance réelle de votre placement, surtout si la plus-value est modérée.
Bon à savoir 💡
Qu’est-ce qu’un artiste « blue chip » ?
Un artiste « blue chip » est un artiste déjà très connu, dont les œuvres se vendent régulièrement et à des prix élevés. Il est présent sur le marché depuis longtemps et ses œuvres sont recherchées par les collectionneurs. L’on retrouve souvent ses créations dans les musées, les grandes collections ou les ventes aux enchères importantes.
Les risques spécifiques aux solutions fractionnées (le cas échéant)
Si vous investissez via une structure ou une plateforme, vous dépendez du sérieux de l’opérateur de ses choix de gestion et du cadre juridique prévu pour la revente.
Il existe donc un risque supplémentaire lié à l’intermédiaire, qui n’existe pas dans l’achat direct.
Bon à savoir 💡
Le marché de l’art en chiffre
Le marché mondial de l’art a représenté environ 57,5 milliards de dollars de ventes sur l’année 2024, selon le Art Basel & UBS Global Art Market Report 2025. Ce montant est en repli d’environ 12 % par rapport à l’année précédente. En revanche, le volume de transactions a progressé d’environ 3 %.
Dans quel type d’art investir ?
L’art numérique
L’art numérique désigne des œuvres créées par un artiste, mais réalisées à l’aide d’outils numériques (ordinateur, logiciels, animation, vidéo, code, etc.).
Concrètement, il peut s’agir :
- d’images numériques ;
- de vidéos ou d’animations ;
- d’œuvres interactives.
L’œuvre n’existe pas forcément sous forme physique (pas de toile, pas de sculpture). Sa diffusion et sa conservation passent souvent par des supports numériques.
Mais attention :
- Le marché est encore jeune et en construction.
- Les règles de valorisation sont moins établies que pour l’art traditionnel.
- Le potentiel peut être intéressant, mais le risque est plus élevé, car les usages et les références évoluent vite.
L’art contemporain
Dans le cadre de l’art contemporain, les œuvres sont le plus souvent physiques (peintures, sculptures, photos), exposées et vendues dans des galeries, foires et ventes aux enchères.
Le marché de l’art contemporain est structuré et assez bien organisé. Il existe un historique de ventes, des références de prix, des acteurs identifiés. La valorisation est donc plus lisible, même si elle reste incertaine.
Investir dans l’art : tout ce que vous devez savoir
Est-il intéressant d’investir dans l’art ?
L’investissement dans l’art peut être intéressant comme placement de diversification, mais il ne convient pas à tout le monde. Il peut avoir du sens si vous :
- investissez sur le long terme ;
- acceptez une part d’incertitude sur la valeur future ;
- et n’avez pas besoin de récupérer votre argent rapidement.
En revanche, l’art ne génère pas de revenus réguliers et sa revente peut prendre du temps. Il s’agit donc d’un investissement de complément, à envisager en plus de placements plus classiques.
Quel est l’art le plus rentable ?
Il n’existe pas de type d’art systématiquement « le plus rentable ». La rentabilité dépend surtout :
- de l’artiste ;
- de la qualité et de la rareté de l’œuvre ;
- du moment de l’achat et de la revente.
Historiquement, les œuvres d’artistes très établis (souvent appelés « blue chip ») sont souvent perçues comme plus stables. Les artistes émergents peuvent offrir un potentiel plus élevé, mais avec davantage de risques.
Dans quel type d’art vaut-il mieux investir ?
Tout dépend de votre profil.
- L’art contemporain est souvent privilégié par les débutants : le marché est structuré, il existe des repères de prix et de nombreux intermédiaires (galeries, foires, enchères).
- L’art numérique est un marché plus récent, encore en construction, avec un potentiel, mais aussi un niveau de risque plus important.
- D’autres segments (art moderne, photographie, sculpture) peuvent aussi être envisagés, selon votre sensibilité et votre budget.
Il n’y a pas de choix universel. Le meilleur type d’art est celui que vous comprenez et que vous êtes prêt à conserver dans le temps.




