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Les 5 points à retenir :
- L’assurance-vie solidaire permet de financer des projets à impact social ou environnemental tout en conservant les avantages de l’assurance-vie classique.
- Elle peut combiner plusieurs supports : fonds en euros responsables, fonds solidaires 90/10 ou unités de compte de partage.
- Depuis la loi Pacte, les contrats multisupports doivent proposer des fonds responsables et solidaires.
- Les unités de compte solidaires présentent un risque de perte en capital, contrairement aux fonds en euros.
- L’assurance-vie solidaire conserve les principaux avantages fiscaux et successoraux de l’assurance-vie traditionnelle.
L’assurance-vie solidaire permet d’investir une partie de son épargne dans des projets à impact social ou environnemental positif. Elle conserve toutefois les principaux avantages fiscaux et patrimoniaux d’une assurance-vie classique. Accessible via des fonds en euros responsables ou des unités de compte solidaires, l’assurance-vie solidaire permet de financer des projets à utilité sociale ou environnementale. L’épargne peut notamment soutenir la transition écologique, l’insertion professionnelle ou des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Fonctionnement, différences avec l’ISR, rentabilité, souscription ou encore évolution de la réglementation avec la loi Pacte : voici ce qu’il faut savoir sur l’assurance-vie solidaire.
Qu'est-ce qu'une assurance-vie solidaire ?
Définition de l'assurance-vie solidaire
L’assurance-vie solidaire est un contrat d’assurance-vie qui permet d’investir une partie de votre épargne dans des projets à impact social ou environnemental positif.
Concrètement, au lieu de placer uniquement votre argent sur des supports financiers classiques (fonds euros, actions, obligations, etc.), une partie des sommes est orientée vers des entreprises ou des organismes de l’économie sociale et solidaire (ESS). Cela peut financer par exemple :
- des projets liés aux énergies renouvelables ;
- le logement social ;
- l’insertion professionnelle ;
- l’agriculture durable ;
- des entreprises à vocation sociale.
L’objectif est donc double.
- Faire fructifier son épargne.
- Donner du sens à son investissement en soutenant des projets utiles à la société.
Dans la pratique, une assurance-vie solidaire fonctionne comme une assurance-vie classique :
- vous pouvez effectuer des versements ;
- choisir entre différents supports d’investissement ;
- bénéficier du cadre fiscal avantageux de l’assurance-vie ;
- transmettre un capital à vos bénéficiaires en cas de décès.
La différence principale réside dans les supports proposés dans le contrat.
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Prendre rendez-vousAssurance vie solidaire vs assurance-vie ISR : quelles différences ?
L’assurance-vie solidaire et l’assurance-vie ISR poursuivent toutes les deux une logique d’investissement plus responsable, mais elles ne reposent pas sur la même philosophie ni sur le même niveau d’impact concret.
Une assurance-vie ISR (Investissement Socialement Responsable) permet d’investir dans des fonds qui sélectionnent les entreprises selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les gestionnaires analysent, par exemple :
- l’impact environnemental d’une entreprise ;
- ses conditions de travail ;
- la diversité ;
- la transparence de sa gouvernance ;
- sa politique éthique.
L’objectif principal est donc d’investir dans des entreprises jugées plus vertueuses que la moyenne tout en recherchant une performance financière. Une entreprise cotée en bourse peut être présente dans un fonds ISR même si elle reste une grande multinationale classique, du moment qu’elle respecte certains critères ESG.
L’objectif principal est donc d’investir dans des entreprises jugées plus vertueuses que la moyenne tout en recherchant une performance financière. Une entreprise cotée en bourse peut être présente dans un fonds ISR même si elle reste une grande multinationale classique, du moment qu’elle respecte certains critères ESG.
L’assurance-vie solidaire va plus loin dans la logique d’impact concret. Une partie de l’épargne est dirigée vers :
- des associations ;
- des coopératives ;
- des entreprises sociales ;
- des projets liés à l’insertion, au logement social, à l’agriculture durable ou aux énergies renouvelables.
Ici, l’objectif n’est pas seulement de sélectionner des entreprises mieux notées, mais de financer directement des activités utiles socialement ou écologiquement. Les fonds solidaires sont souvent labellisés par Finansol, qui vérifie la dimension solidaire des placements.
Bon à savoir 💡
L’ISR cherche à investir de manière plus responsable dans l’économie traditionnelle. Le solidaire cherche à financer directement des projets à forte utilité sociale ou environnementale.
Autrement dit :
- un fonds ISR sélectionne les meilleures entreprises solidaires selon des critères ESG ;
- un fonds solidaire finance des structures ayant une mission sociale ou environnementale forte.
Comment fonctionne une assurance-vie solidaire ?
Une assurance-vie solidaire fonctionne globalement comme une assurance-vie classique : vous versez de l’argent sur un contrat, puis vous choisissez les supports sur lesquels votre épargne est investie. La différence vient surtout de la nature des placements proposés. Certains supports cherchent à avoir un impact social ou environnemental positif, tout en permettant à l’épargnant de faire fructifier son capital. Dans un contrat solidaire, on retrouve généralement trois grandes catégories de supports
Le fonds en euros responsable et solidaire
Le fonds en euros est la partie sécurisée d’une assurance-vie. Le capital investi y est garanti par l’assureur (hors frais éventuels de gestion et sous réserve de la solvabilité de l’assureur), ce qui en fait souvent le support le moins risqué du contrat.
Dans une version responsable et solidaire, l’assureur conserve ce fonctionnement sécuritaire, mais intègre des critères extra-financiers dans sa gestion :
- financement d’entreprises plus respectueuses de l’environnement ;
- investissements dans des projets durables ;
- exclusion de certains secteurs controversés ;
- financement partiel de projets solidaires.
L’objectif est donc de proposer une poche relativement sécurisée tout en donnant davantage de sens à l’épargne.
Le rendement reste généralement proche d’un fonds euros classique, même si cela dépend fortement de l’assureur et de sa stratégie d’investissement.
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DécouvrirLes unités de compte solidaires (fonds 90/10)
Les fonds dits 90/10 sont les supports solidaires les plus connus dans l’épargne française. Le principe est simple :
- environ 90 % de l’épargne est investie dans des actifs financiers classiques (actions, obligations, marchés financiers, etc.) ;
- au minimum 5 % à 10 % est investi dans des structures solidaires non cotées.
Cette poche solidaire peut financer :
- des entreprises d’insertion ;
- des coopératives ;
- des projets écologiques ;
- du logement social ;
- des acteurs de l’économie sociale et solidaire.
Ces supports permettent donc de combiner recherche de performance financière et impact social concret.
Contrairement au fonds en euros, les unités de compte ne garantissent pas le capital. Leur valeur peut donc évoluer à la hausse comme à la baisse selon les marchés financiers.
Les unités de compte de partage
Les unités de compte de partage fonctionnent différemment. Ici, l’épargne est investie sur des supports financiers classiques, mais une partie des gains, des intérêts ou des frais de gestion est reversée à une association ou à une organisation engagée dans une cause sociale ou environnementale.
L’épargnant accepte donc de partager une partie de la performance de son placement pour soutenir une cause.
Selon les contrats, le mécanisme peut varier :
- don automatique d’une partie des intérêts ;
- reversement volontaire ;
- partage d’une fraction des frais.
Ce type de support permet de soutenir des associations tout en conservant les avantages de l’assurance-vie :
- fiscalité avantageuse ;
- transmission du capital ;
- souplesse des versements et des rachats.
Il faut toutefois garder en tête que le capital des unités de compte n’est pas garanti et que le partage d’une partie des gains peut réduire légèrement la performance finale pour l’épargnant.
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Se lancerCe que change la loi Pacte pour l'assurance-vie solidaire
L'obligation de proposer un fonds solidaire depuis 2020
Depuis le 1er janvier 2020, les contrats d’assurance-vie multisupports doivent obligatoirement proposer au moins une unité de compte responsable ou solidaire.
Concrètement, les assureurs devaient intégrer dans leurs contrats au moins un support répondant à l’un des critères suivants :
- un fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) ;
- un fonds vert lié à la transition écologique ;
- ou un fonds solidaire.
Cette première étape avait pour but de :
- rendre l’épargne responsable plus accessible ;
- encourager les particuliers à découvrir ces placements ;
- et pousser les assureurs à enrichir leurs offres.
Pour les épargnants, cela signifie qu’il est devenu beaucoup plus facile de trouver des supports solidaires dans une assurance-vie classique.
Un fonds ISR, un fonds Greenfin et un fonds solidaire depuis 2022
La réglementation est devenue encore plus exigeante au 1er janvier 2022. Depuis cette date, les assureurs ne peuvent plus proposer seulement un des trois types de fonds. Ils doivent désormais proposer les trois catégories dans chaque contrat multisupport.
Un contrat doit donc inclure :
- au moins un fonds ISR ;
- au moins un fonds Greenfin ;
- et au moins un fonds solidaire.
Voici la différence entre ces trois approches :
- Le label ISR récompense les fonds intégrant des critères ESG (environnement, social, gouvernance) dans leurs investissements.
- Le label Greenfin cible les investissements participant directement à la transition écologique et exclut notamment les énergies fossiles.
- Les fonds solidaires financent des structures à forte utilité sociale ou environnementale, souvent labellisées par Finansol.
Depuis 2022, les assureurs doivent également mieux informer les clients sur la proportion de supports responsables présents dans leurs contrats.
En pratique, cela a permis :
- d’élargir fortement l’offre d’investissement responsable ;
- de rendre les contrats plus transparents ;
- et de démocratiser l’investissement solidaire auprès du grand public.
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Prendre rendez-vousComment souscrire une assurance-vie solidaire ?
Souscrire une assurance-vie solidaire est aujourd’hui relativement simple. Deux grandes solutions existent :
- intégrer des supports solidaires dans une assurance-vie que vous détenez déjà ;
- ou ouvrir un contrat spécifiquement orienté vers l’investissement responsable et solidaire.
Le choix dépend surtout de vos objectifs, de votre sensibilité aux placements responsables et des options proposées par votre assureur.
Intégrer un fonds solidaire dans un contrat existant
Depuis la loi Pacte, la plupart des contrats d’assurance-vie multisupports doivent proposer :
- au moins un fonds solidaire ;
- un fonds ISR ;
- et un fonds Greenfin.
Si vous possédez déjà une assurance-vie, vous pouvez donc vérifier si votre contrat propose des unités de compte solidaires, des fonds 90/10 ou des supports labellisés Finansol.
Dans la pratique, il suffit généralement de suivre ces 3 étapes.
- D’accéder à votre espace client.
- De consulter la liste des supports disponibles.
- D’effectuer un arbitrage pour transférer une partie de votre épargne vers les fonds solidaires choisis.
Cette approche présente plusieurs avantages :
- vous conservez votre ancienneté fiscale ;
- vous gardez votre contrat actuel ;
- et vous pouvez investir progressivement sur des supports solidaires sans tout modifier.
Il faut toutefois garder en tête que les unités de compte comportent un risque de perte en capital et que tous les contrats ne proposent pas le même niveau d’engagement solidaire.
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Découvrir le portefeuilleSouscrire un contrat dédié (MAIF, Carac, Generali…)
L’autre possibilité consiste à ouvrir directement une assurance-vie conçue autour de l’investissement responsable ou solidaire.
Certains assureurs et mutuelles ont développé des offres orientées vers la finance durable, l’économie sociale et solidaire ou les investissements à impact. C’est notamment le cas d’acteurs comme :
- MAIF ;
- Carac ;
- Generali France.
Ces contrats mettent souvent davantage l’accent sur :
- la sélection de fonds responsables ;
- la transparence des investissements ;
- les labels ISR, Greenfin ou Finansol ;
- et parfois des mécanismes de partage au profit d’associations.
Néanmoins, avant de souscrire, il est important de comparer :
- les frais du contrat ;
- le nombre de supports solidaires disponibles ;
- le niveau de risque ;
- les performances passées ;
- la qualité du fonds en euros ;
- et les labels présents dans le contrat.
Comme pour toute assurance-vie, il reste également essentiel de vérifier :
- votre horizon de placement ;
- votre tolérance au risque ;
- vos objectifs (préparer un projet, transmettre un capital, diversifier votre épargne, etc.).
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Se lancerQuelle rentabilité attendre d'une assurance-vie solidaire ?
Performance et label Finansol
La rentabilité d’une assurance-vie solidaire dépend principalement des supports choisis dans le contrat. Comme une assurance-vie classique, elle peut combiner des fonds euros plus sécurisés et des unités de compte plus dynamiques mais aussi plus risquées.
Les fonds euros responsables et solidaires ont affiché des rendements globalement proches des fonds euros traditionnels ces dernières années. En 2024-2025, le rendement moyen des fonds euros en assurance-vie se situait autour de 2,5 % à 2,6 %, tandis que certains contrats responsables ou bonifiés ont dépassé 3 %.
Les unités de compte solidaires peuvent offrir un potentiel de performance plus élevé sur le long terme, notamment grâce aux fonds dits « 90/10 ». Toutefois, leur capital n’est pas garanti et leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse selon les marchés financiers.
Le label Finansol ne garantit pas un niveau de rendement minimum. En revanche, il permet d’identifier les placements qui financent réellement des projets à utilité sociale ou environnementale.
Ce label certifie notamment que le fonds respecte des critères de transparence et qu’une partie de l’épargne est effectivement investie dans l’économie sociale et solidaire.
L’intérêt des Français pour ce type de placement continue d’ailleurs de progresser. Selon FAIR, l’épargne solidaire représentait près de 30 milliards d’euros en France en 2023, soit une hausse d’environ 15 % sur un an.
Source : FAIR
Les avantages fiscaux de l'assurance-vie
Tant que vous laissez votre argent sur le contrat, les gains générés ne sont pas imposés. Les intérêts et plus-values continuent donc de se capitaliser sans fiscalité immédiate.
L’imposition intervient uniquement en cas de rachat, c’est-à-dire lorsque vous retirez de l’argent de votre assurance-vie.
L’un des principaux avantages fiscaux de l’assurance-vie apparaît après 8 ans de détention.
À partir de cette durée, vous bénéficiez chaque année d’un abattement sur les gains retirés :
- 4 600 € pour une personne seule ;
- 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.
Cela signifie qu’en dessous de ces montants de gains retirés, vous pouvez ne pas payer d’impôt sur le revenu sur vos rachats (hors prélèvements sociaux).
En cas de retrait, seuls les gains sont imposés, et non le capital versé.
Selon l’ancienneté du contrat et la date des versements, les gains peuvent être soumis :
- soit au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % ;
- soit à un taux réduit de 7,5 % après 8 ans pour une partie des versements ;
- ou, sur option, au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
À cela s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %.
L’assurance-vie bénéficie également d’une fiscalité spécifique en cas de décès. Pour les versements effectués avant les 70 ans de l’assuré, chaque bénéficiaire peut profiter d’un abattement pouvant atteindre 152 500 € avant taxation. Après 70 ans, les règles changent, mais l’assurance-vie conserve malgré tout certains avantages successoraux par rapport à une succession classique.
L’assurance-vie permet également :
- d’effectuer des retraits partiels quand vous le souhaitez ;
- de transmettre librement à un ou plusieurs bénéficiaires ;
- et d’adapter progressivement votre stratégie d’épargne selon vos objectifs.
Assurance-vie solidaire : tout ce que vous devez savoir
Une assurance-vie solidaire est-elle plus risquée qu’une assurance-vie classique ?
Pas forcément. Le niveau de risque dépend surtout des supports choisis dans le contrat. Un fonds en euros solidaire reste généralement plus sécurisé, tandis que les unités de compte solidaires peuvent être plus volatiles, comme dans une assurance-vie classique. Il est donc possible d’adapter le niveau de risque selon son profil d’épargnant.
Peut-on perdre de l’argent avec une assurance-vie solidaire ?
Oui, surtout lorsque l’épargne est investie sur des unités de compte solidaires. Contrairement aux fonds en euros, ces supports ne garantissent pas le capital et leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse selon les marchés financiers et les performances des investissements réalisés.
Comment reconnaître un véritable placement solidaire ?
Certains labels permettent d’identifier plus facilement les placements engagés. Le label Finansol est l’un des principaux repères en France pour les produits solidaires. Il vérifie notamment qu’une partie de l’épargne finance réellement des projets à utilité sociale ou environnementale et que le placement respecte des critères de transparence.
Article relu et mis à jour par Valentine Demaison, COO de Mon Petit Placement



