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Calculer sa retraite permet d’anticiper le montant de sa future pension et d’évaluer un éventuel écart avec ses revenus actuels. Salaire annuel moyen, nombre de trimestres validés, retraite complémentaire, âge de départ, plusieurs éléments entrent dans le calcul. Voici les étapes, formules et outils à connaître pour mieux estimer sa retraite.
Les 5 points à retenir :
- La retraite ne correspond généralement pas au dernier salaire perçu.
- Le calcul de la retraite repose principalement sur trois éléments : les revenus de carrière, le nombre de trimestres validés et le taux de liquidation.
- Les règles de calcul diffèrent entre le secteur privé, la fonction publique et les régimes complémentaires.
- Les simulateurs officiels comme celui d’Info Retraite permettent d’obtenir une première estimation fiable de ses droits.
- Anticiper suffisamment tôt grâce à l’épargne retraite peut aider à compenser une éventuelle baisse de revenus à long terme.
Pourquoi calculer sa retraite le plus tôt possible ?
L'écart entre dernier salaire et pension : une réalité à anticiper
Il existe souvent un écart entre le dernier salaire perçu en activité et le montant de la pension de retraite. En effet, le salaire correspond à une rémunération liée à une activité professionnelle. La retraite, elle, dépend des cotisations versées tout au long de la carrière et des règles propres aux différents régimes de retraite.
En pratique, la pension représente souvent seulement une partie du dernier revenu. C’est ce qu’on appelle le taux de remplacement, c’est-à-dire le pourcentage du revenu d’activité conservé une fois à la retraite.
Prenons un exemple simple : une personne qui percevait 3 500 € nets par mois en fin de carrière peut se retrouver avec une pension globale de 2 300 € à 2 700 € selon sa situation.
Cet écart varie, toutefois, selon plusieurs paramètres :
- le statut professionnel (salarié, fonctionnaire, indépendant, profession libérale) ;
- le niveau de revenus ;
- la régularité de la carrière ;
- l’âge de départ ;
- le nombre de trimestres validés ;
- le poids de la retraite complémentaire.
Bon à savoir 💡
L’écart peut être plus marqué pour les revenus élevés. En effet, une partie importante des hauts revenus n’est pas compensée intégralement par les régimes obligatoires. Le système français est conçu avec une logique de plafonnement et de redistribution, ce qui réduit mécaniquement le taux de remplacement des cadres et des rémunérations importantes. À l’inverse, certaines personnes ayant eu une carrière stable avec des revenus moyens peuvent conserver un niveau de remplacement relativement correct.
De nombreux ménages sous-estiment la baisse potentielle de revenus au moment du départ à la retraite. Pourtant, cette transition peut avoir un impact important sur :
- le niveau de vie ;
- la capacité d’épargne ;
- les projets futurs ;
- le financement des dépenses de santé ou de dépendance.
Cela ne signifie pas qu’il faut adopter une vision alarmiste. Mais il est recommandé d’anticiper cette baisse progressivement, surtout lorsque l’on souhaite maintenir un certain niveau de confort financier à long terme.
C’est précisément pour cette raison que de nombreux actifs mettent en place des solutions complémentaires :
- épargne financière ;
- assurance-vie ;
- PER (Plan Épargne Retraite) ;
- investissement immobilier ;
- diversification patrimoniale.
L'objectif est alors de créer des revenus ou un capital complémentaire capables de compenser une partie de l’écart entre les revenus d’activité et les revenus à la retraite.
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DécouvrirÀ quel âge commencer à simuler sa retraite ?
Il peut être pertinent de commencer à simuler sa retraite autour de 40 ans. Avant cet âge, les projections restent souvent assez théoriques, car la carrière, les revenus et les projets de vie peuvent encore beaucoup évoluer.
À partir de 40 ans, la situation devient souvent plus lisible :
- revenus plus stables ;
- historique de cotisations plus conséquent ;
- projets patrimoniaux déjà engagés ;
- meilleure visibilité sur le niveau de vie souhaité à long terme.
C’est donc souvent le moment où une simulation commence à avoir une vraie utilité concrète. Elle permet notamment d’évaluer l’éventuel écart entre les revenus actuels et la future pension de retraite.
Puis, vers 50 ans, les simulations deviennent plus précises et servent davantage à préparer les arbitrages de fin de carrière.
Les 3 éléments indispensables pour calculer sa retraite
Le salaire annuel moyen (SAM) sur 25 ans
Pour la retraite de base des salariés du privé, l’Assurance retraite ne retient pas le dernier salaire perçu avant le départ. Elle calcule une moyenne des 25 meilleures années de revenus. C’est ce qu’on appelle le salaire annuel moyen.
Concrètement, si une personne a eu des débuts de carrière avec des revenus faibles, une progression salariale importante ou des périodes moins rémunérées alors seules les 25 meilleures années sont conservées dans le calcul.
Cela permet d’éviter que les années les moins favorables pénalisent trop fortement la pension. En revanche, cela signifie aussi qu’une forte hausse de salaire en fin de carrière ne suffit pas forcément à garantir une retraite très élevée, puisque le calcul repose sur une moyenne.
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Prendre rendez-vousLe nombre de trimestres cotisés
Pour obtenir une retraite à taux plein, il faut avoir validé un certain nombre de trimestres au cours de sa carrière. Ce nombre dépend de l’année de naissance du futur retraité.
Les trimestres reflètent la durée d’assurance. Plus une carrière comporte de périodes travaillées et cotisées, plus il est facile d’atteindre le taux plein.
Certaines situations peuvent réduire le nombre de trimestres :
- études longues ;
- interruptions de carrière ;
- chômage ;
- activité partielle ;
- périodes peu rémunérées.
À l’inverse, certaines périodes peuvent donner droit à des trimestres sans activité complète, par exemple :
- congé maternité ;
- service militaire ;
- chômage indemnisé.
Le taux de liquidation : taux plein, décote et surcote
Le taux de liquidation correspond au pourcentage appliqué au salaire annuel moyen pour calculer la pension de base.
Le taux plein est aujourd’hui de 50 % dans le régime général des salariés du privé. Mais ce taux n’est obtenu que si certaines conditions sont remplies, notamment le nombre de trimestres requis.
Si une personne part à la retraite sans avoir suffisamment de trimestres, elle peut subir une décote. Cela signifie que le taux est réduit, ce qui diminue durablement la pension.
À l’inverse, lorsqu’une personne continue à travailler après avoir atteint les conditions du taux plein, elle peut bénéficier d’une surcote. Dans ce cas, la pension augmente grâce aux trimestres supplémentaires travaillés.
De manière très simplifiée, la logique du calcul de la retraite de base ressemble donc à ceci :
- une moyenne de revenus ;
- multipliée par un taux ;
- ajustée selon la durée de cotisation.
Pour beaucoup de salariés, notamment les cadres, il existe également une retraite complémentaire. La retraite complémentaire fonctionne différemment. Elle repose sur un système de points accumulés tout au long de la carrière.
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Se lancerLa formule de calcul de la retraite de base
Secteur privé : la formule du régime général
Pour un salarié du privé, la retraite de base versée par l’Assurance retraite repose sur la formule suivante : salaire annuel moyen × taux de liquidation × (durée cotisée / durée requise). Derrière cette formule, on retrouve les trois éléments évoqués précédemment.
- Le Salaire Annuel Moyen (SAM). L’Assurance retraite retient les 25 meilleures années de revenus de la carrière. Ce n’est donc pas uniquement le dernier salaire qui compte. Les salaires retenus sont revalorisés pour tenir compte de l’inflation avant d’être intégrés au calcul.
- Le taux de liquidation. Le taux plein du régime général est fixé à 50 %. Mais attention, ce taux n’est obtenu que si la personne remplit les conditions nécessaires, notamment le nombre de trimestres exigés selon son année de naissance. Sinon, une décote peut réduire ce taux.
- Le rapport entre durée cotisée et durée requise. Même avec le taux plein, si la carrière est incomplète, la pension peut être proratisée. À titre d’exemple, si une personne devait valider 172 trimestres, mais n’en possède que 160, alors le montant sera réduit proportionnellement. Le régime général constitue donc une retraite de base, mais il ne représente souvent qu’une partie de la pension totale. Notez qu’il existe également une possibilité de racheter des trimestres.
Secteur public : une méthode différente
Dans la fonction publique, le calcul ne repose pas sur les 25 meilleures années. La logique est différente : la pension est principalement calculée à partir du traitement indiciaire des 6 derniers mois avant le départ à la retraite. C’est une différence majeure avec le privé.
La formule simplifiée ressemble davantage à : traitement indiciaire des 6 derniers mois × taux × durée de service. Le taux maximal est généralement de 75 % pour une carrière complète.
Mais il faut faire attention à un point important. Dans la fonction publique, certaines primes ne sont pas intégrées intégralement dans le calcul de la retraite de base. Cela peut parfois créer un écart significatif entre le revenu réellement perçu en activité et la pension finale.
Comme dans le privé :
- une carrière incomplète peut entraîner une décote ;
- une prolongation d’activité peut générer une surcote.
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SimulerLa retraite complémentaire Agirc-Arrco : le calcul par points
Pour les salariés du privé, la retraite complémentaire fonctionne avec un système totalement différent. Ici, il n’y a pas de moyenne des salaires ni de formule basée directement sur les meilleures années. Le système repose sur des points.
Pendant toute la carrière :
- les cotisations versées permettent d’acquérir des points Agirc-Arrco ;
- ces points s’accumulent année après année.
Au moment du départ à la retraite :
- le total des points est additionné ;
- puis multiplié par la valeur du point en vigueur.
La formule simplifiée est donc nombre de points × valeur du point. Plus les revenus et la durée de cotisation sont élevés, plus le nombre de points accumulés augmente. La retraite complémentaire est très importante dans le privé. Pour certains cadres, elle peut représenter une part très significative de la pension totale.
C’est aussi pour cette raison que deux personnes ayant le même salaire en fin de carrière peuvent obtenir des retraites différentes :
- selon leur historique de cotisations ;
- leur évolution salariale ;
- ou encore les périodes travaillées.
Quels outils pour simuler sa retraite en ligne ?
Le simulateur officiel Mon estimation retraite Info Retraite
Le principal outil officiel est proposé par Info Retraite, le portail commun des régimes de retraite français. Cet outil centralise les données des différents régimes auxquels une personne a cotisé au cours de sa carrière :
- régime général ;
- retraite complémentaire ;
- fonction publique ;
- régimes indépendants, etc.
Le simulateur permet notamment :
- d’estimer le montant de la retraite pour vous permettre de mieux préparer votre retraite ;
- de visualiser l’âge estimé du taux plein ;
- de comparer plusieurs dates de départ ;
- d’évaluer l’impact d’un départ anticipé ou retardé.
L’intérêt principal est que les calculs s’appuient directement sur les données réelles de carrière déjà enregistrées par les caisses de retraite. Il ne s’agit toutefois pas d’un montant définitif. La simulation reste une projection basée sur :
- les règles actuelles ;
- les revenus connus ;
- les hypothèses de poursuite de carrière.
Plus la personne approche de la retraite, plus les estimations deviennent généralement fiables.
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Se lancerLe relevé de carrière et l'Estimation Indicative Globale (EIG)
Le relevé de carrière récapitule l’ensemble des périodes prises en compte pour la retraite :
- salaires déclarés ;
- trimestres validés ;
- périodes de chômage ;
- congés maternité ;
- employeurs successifs, etc.
C’est souvent le premier document à vérifier sérieusement, car des erreurs ou des oublis peuvent exister :
- années manquantes ;
- revenus incomplets ;
- trimestres non comptabilisés.
Le relevé permet donc surtout de contrôler que la carrière enregistrée correspond bien à la réalité. L’Estimation Indicative Globale (EIG), quant à elle, est un document plus avancé envoyé automatiquement à partir d’un certain âge.
Elle fournit une estimation du montant futur de la retraite selon plusieurs hypothèses de départ :
- âge légal ;
- taux plein ;
- départ plus tardif.
L’EIG donne donc une vision plus concrète du futur niveau de pension.
Les simulateurs complémentaires pour affiner ses projections
En parallèle des outils officiels, certaines banques, assurances ou plateformes patrimoniales proposent leurs propres simulateurs retraite.
Ces outils permettent parfois d’aller plus loin sur certains sujets :
- estimation du niveau de vie à la retraite ;
- projection d’épargne ;
- calcul d’un besoin de revenus complémentaires ;
- impact fiscal d’un PER ou d’une assurance-vie.
Ils peuvent être utiles pour avoir une approche plus patrimoniale et moins uniquement administrative.
En revanche, il faut garder un certain recul :
- certains simulateurs utilisent des hypothèses simplifiées ;
- d’autres ont une logique commerciale ;
- les résultats peuvent varier fortement selon les paramètres choisis.
C’est pourquoi les outils officiels restent généralement la meilleure base de départ pour obtenir une estimation fiable de ses droits réels.
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Prendre rendez-vousComment combler l'écart de pension grâce à l'épargne retraite ?
La pension de retraite représente souvent seulement une partie des revenus perçus pendant la vie active. L’objectif de l’épargne retraite est donc de créer un capital ou des revenus complémentaires capables de réduire cet écart.
Le principe est simple : pendant la vie active, une partie de l’épargne est investie progressivement afin de constituer des ressources mobilisables plus tard.
Plus l’anticipation commence tôt, plus l’effort d’épargne peut rester modéré. Cela s’explique notamment par :
- les versements réguliers ;
- les intérêts générés dans le temps ;
- la capitalisation sur plusieurs années.
Concrètement, plusieurs solutions peuvent être utilisées pour compléter une future pension.
Le PER (Plan Épargne Retraite) est aujourd’hui l’un des dispositifs les plus directement pensés pour préparer la retraite financièrement.
Son principal avantage est fiscal. Les versements peuvent être déduits du revenu imposable, dans certaines limites. Cela permet parfois de réduire l’impôt pendant la phase d’épargne.
En contrepartie, l’épargne reste normalement bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
Au moment du départ à la retraite, les sommes peuvent être récupérées :
- en capital ;
- en rente ;
- ou sous une forme mixte.
L’assurance-vie est également utilisée dans cette logique, même si elle n’est pas spécifiquement dédiée à la retraite.
Elle offre davantage de souplesse :
- l’argent reste disponible ;
- les retraits sont possibles ;
- le cadre fiscal devient intéressant après plusieurs années de détention.
Tout ce qu'il faut savoir pour calculer sa retraite :
À partir de quel âge peut-on connaître le montant de sa future retraite ?
Il est possible d’obtenir une première estimation relativement tôt grâce aux simulateurs officiels. Toutefois, les projections deviennent généralement plus fiables à partir de 40-45 ans, lorsque la carrière et les revenus sont plus stables. Avant cela, les estimations restent plus théoriques car de nombreux paramètres peuvent encore évoluer.
Le dernier salaire détermine-t-il directement le montant de la retraite ?
Non. Dans le secteur privé, la retraite de base est calculée à partir de la moyenne des 25 meilleures années de revenus, et non du dernier salaire perçu. La retraite complémentaire fonctionne, elle, avec un système de points accumulés tout au long de la carrière.
Peut-on partir à la retraite sans avoir tous ses trimestres ?
Oui, mais cela peut entraîner une décote. Autrement dit, le montant de la pension peut être réduit si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte au moment du départ. Certaines personnes choisissent donc de prolonger leur activité afin d’obtenir une retraite plus élevée.
Pourquoi deux personnes ayant des salaires proches peuvent-elles avoir des retraites différentes ?
Le montant de la retraite ne dépend pas uniquement du niveau de salaire. Il varie aussi selon :
- la durée de cotisation ;
- les interruptions de carrière ;
- les régimes de retraite concernés ;
- l’évolution des revenus au fil du temps ;
- ou encore le nombre de points acquis pour la retraite complémentaire.
Article relu et mis à jour par Valentine Demaison, COO de Mon Petit Placement



