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Investir dans le vin revient à acheter des bouteilles non pas pour les boire, mais pour les revendre plus tard en espérant générer une plus-value. Ce type d’investissement demande de la patience, un minimum de connaissances et l’acceptation d’un risque, car le rendement n’est jamais garanti. Explications.
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Investir dans le vin : qu’est-ce que ça signifie concrètement ?
Investir dans le vin n’est pas juste acheter du vin de façon générale, mais acquérir des bouteilles bien précises, sélectionnées pour leur potentiel de valorisation dans le temps. Il s’agit le plus souvent de grands crus ou vins très recherchés, produits en quantités limitées. L’idéal serait que ces bouteilles aient une réputation internationale et soient capables de bien vieillir.
Selon le mode d’investissement choisi :
- soit vous êtes propriétaire des bouteilles, stockées dans une cave professionnelle ou chez vous si toutes les règles de conservation peuvent être respectées ;
- soit vous détenez des parts correspondant à des bouteilles gérées par un intermédiaire spécialisé.
Dans les deux cas, la logique reste la même : le vin est conservé dans l’optique d’une revente ultérieure.
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SimulerBon à savoir 💡
Le vin fait partie des investissements dits « passion », au même titre que l’art ou certaines pièces de luxe. Si vous souhaitez comprendre comment investir plus largement dans des actifs liés au luxe, découvrez également notre guide complet ici.
Est-ce rentable d’investir dans le vin ?
Investir dans le vin peut être rentable, mais ce n’est ni automatique, ni garanti.
L’investissement dans le vin peut générer une plus-value lorsque plusieurs conditions sont réunies :
- le vin est recherché et reconnu (réputation du domaine, appellation, millésime) ;
- il est produit en quantité limitée ;
- il vieillit bien (ce qui peut augmenter son intérêt au fil du temps).
Dans ces cas-là, la valeur des bouteilles peut croître sur plusieurs années. À l’inverse, investir dans le vin peut s’avérer peu ou pas rentable lorsque :
- le vin a été mal sélectionné (peu de demandes à long terme) ;
- la durée de détention est insuffisante ;
- les frais (stockage, assurance, intermédiaires) absorbent la plus-value ;
- la revente se fait à un moment défavorable.
Vous l’aurez compris, il n’existe aucun rendement minimum, contrairement à certains placements sécurisés (Livret A, LDDS, LEP, etc.).
Bon à savoir 💡
Selon les données du London International Vintners Exchange, qui suit les prix réels de vente des grands vins sur le marché mondial, l’investissement dans le vin évolue par cycles. Il existe des périodes de hausse qui alternent avec des phases de baisse.
Ces données montrent que :
- à court terme, la valeur des vins peut reculer ;
- sur le long terme, les grands vins ont globalement tendance à prendre de la valeur, à condition d’être conservés plusieurs années (souvent 5 à 10 ans ou plus).
Ces constats sont cohérents avec les travaux académiques, notamment une étude publiée dans le Journal of Financial Economics, qui observe qu’à long terme, le vin a généré un rendement réel moyen d’environ 4 % par an.
Comment investir dans le vin : deux principales options
Option 1 : en direct
Vous pouvez investir dans le vin en direct. Dans ce cas, vous achetez vous-mêmes des bouteilles dans l’objectif de les revendre plus tard. Concrètement :
- vous choisissez les vins à acheter (domaine, millésime) ;
- vous devenez propriétaires des bouteilles ;
- vous les conservez plusieurs années sans les consommer ;
- puis vous cherchez à les revendre si leur valeur a augmenté.
Option 2 : via un intermédiaire spécialisé
Ici, vous n’achetez pas et ne gérez pas les bouteilles vous-mêmes. Vous passez par une société spécialisée qui s’occupe de tout pour vous :
- l’intermédiaire sélectionne les vins ;
- achète les bouteilles en votre nom ;
- les stocke dans des caves professionnelles ;
- suit leur évolution de prix ;
- organise la revente lorsque vous le décidez.
Dans ce cas de figure, vous déléguez tout, mais avec des frais et moins de maîtrise.
Faut-il acheter des bouteilles « physiques » obligatoirement ?
Non, pas obligatoirement. Il existe deux grandes façons d’investir dans le vin :
- directement (avec des bouteilles) ;
- indirectement (sans bouteilles).
Les deux sont possibles, mais ils n’ont ni le même fonctionnement ni les mêmes risques.
Le premier cas est la forme d’investissement dans le vin au sens strict. Vous achetez de vraies bouteilles de vin physique que vous pouvez conserver plusieurs années.
Dans le second cas, vous n’achetez pas de vin, mais vous investissez autour du vin. Cela revient à acheter des actions d’entreprises qui produisent ou vendent du vin (ou des spiritueux), via la Bourse ou des fonds d’investissement. Ici :
- pas de stockage ;
- un achat et une revente facilités ;
- une valeur qui dépend surtout des marchés financiers.
Même si l’entreprise est liée au vin, ce n’est pas le vin qui est l’investissement, mais la société.
| Option 1 : bouteilles physiques | Option 2 : investissement indirect | |
|---|---|---|
| Dans quoi investit-on ? | Des bouteilles de vin réelles | Des entreprises liées au vin (actions, fonds) |
| Possède-t-on du vin ? | Oui, vous êtes propriétaires des bouteilles | Non |
| Objectif | Revendre les bouteilles plus cher | Faire une plus-value sur ades titres financiers |
| Ce qui fait varier la valeur | Rareté, millésime, vieillissement, demande | Résultats de l’entreprise, marchés financiers |
| Lien avec le prix du vin | Direct : le vin est l’investissement | Indirect : le vin n’est qu’une activité parmi d’autres |
| Stockage/logistique | Oui (chez vous ou en cave professionnelle) | Aucun |
| Facilité d’achat/revente | Moyenne (marché spécialisé) | Élevée (bourse, plateforme) |
| Horizon de temps | Long terme (5 à 10 ans ou plus) | Variable, parfois plus court |
| Niveau de simplicité | Moins simple | Plus simple |
| Risque principal | Mauvaise sélection, conservation | Volatilité des marchés financiers |
Les risques que vous pouvez prendre en investissant dans le vin
Ne pas faire de plus-value
Investir dans le vin comporte un risque simple : revendre les bouteilles au même prix, voire moins cher que le prix d’achat. Cela peut arriver notamment lorsque :
- le vin n’est finalement pas assez recherché sur le marché ;
- la période de revente n’est pas favorable (marché en baisse) ;
- les frais (stockage, intermédiaires) absorbent la hausse du prix,
- la durée de détention a été trop courte.
Selon les données de la London International Vintners Exchange, même les grands vins connaissent des phases de stagnation ou de baisse, parfois sur plusieurs années.
Le risque n’est pas tant de perdre brutalement de l’argent, mais de bloquer des sommes pendant longtemps pour un gain faible, voire nul.
Sélectionner le mauvais vin
Tous les vins ne sont pas faits pour l’investissement. Acheter le mauvais vin peut aboutir à une faible, voire inexistante, valeur de revente.
Cela peut arriver lorsque :
- le domaine ou le vin n’a pas de réelle notoriété ;
- le vin est produit en grande quantité, donc facilement trouvable ;
- le millésime est peu apprécié ;
- la demande repose surtout sur un effet de mode, qui s’essouffle.
Bon à savoir 💡
Un vin peut être excellent gustativement, mais peu intéressant financièrement.
Ne pas respecter l’horizon de temps nécessaire
L’investissement dans le vin nécessite du temps. Revendre trop tôt peut conduire à une absence de plus-value, voire à une perte. Certains vins ont besoin de plusieurs années avant d’atteindre une bonne maturité et une demande suffisante sur le marché.
En pratique, sortir avant l’horizon recommandé revient souvent à vendre dans de mauvaises conditions, sans laisser au vin le temps de se valoriser.
Bon à savoir 💡
L’investissement dans le vin convient plutôt à des investisseurs qui n’ont pas besoin de récupérer leur argent rapidement et qui acceptent l’idée que le rendement n’est pas garanti.
Si votre priorité est d’abord de construire une base patrimoniale solide avec davantage de souplesse et de liquidité, vous pouvez aussi découvrir le fonctionnement de l’assurance-vie avant d’envisager des investissements plus spécifiques comme le vin.
Ne pas tenir compte des frais
Investir dans le vin génère des frais récurrents. Ils peuvent concerner le stockage, l’assurance ou les intermédiaires. Si ces coûts ne sont pas anticipés, ils peuvent réduire fortement la plus-value, voire l’annuler, même lorsque la valeur du vin augmente.
Mal conserver le vin
Un vin destiné à l’investissement doit être conservé dans des conditions précises. Une mauvaise conservation (température instable, exposition à la lumière, humidité inadaptée) peut altérer la boisson.
Dans ce cas, même une bouteille réputée peut :
- perdre de la valeur ;
- devenir difficile à revendre ;
- voire être considérée comme invendable.
Bon à savoir 💡
La qualité de conservation est aussi importante que le choix du vin lui-même. Une mauvaise conservation peut annihiler tout potentiel de plus-value.
Écarter le risque de marché
Penser que le marché du vin ne peut pas baisser serait une erreur. En réalité, le vin est soumis à un risque de marché, comme tout investissement. Les prix peuvent reculer pendant certaines périodes, même pour des vins réputés, parfois pendant plusieurs années.
Autrement dit, il n’est pas possible d’éliminer totalement le risque de marché. L’on peut seulement l’accepter et le gérer (en investissant sur le long terme, par exemple).
Investir dans le vin : tout ce que vous devez savoir
Quelles sont les perspectives de plus-value lorsqu’on investit dans le vin ?
L’investissement dans le vin peut offrir des perspectives de plus-value sur le long terme, mais elles ne sont jamais garanties. La valorisation dépend principalement de la rareté du vin, de sa réputation, de son vieillissement et de la demande sur le marché. Les prix évoluent par cycles, avec des phases de hausse et de baisse.
Quel est l’horizon de placement recommandé ?
Le vin est un placement de long terme. En pratique, il faut généralement prévoir un horizon de 5 à 10 ans minimum, parfois plus selon le type de vin. Revendre trop tôt limite fortement les chances de réaliser une plus-value.
Dans quel type de vin investir ?
Les vins les plus adaptés à l’investissement sont généralement :
- issus de domaines reconnus ;
- produits en quantités limitées ;
- capables de bien vieillir ;
- recherchés sur le marché secondaire.
Attention, un bon vin à boire n’est pas forcément un bon vin à investir.
Peut-on perdre de l’argent en investissant dans le vin ?
Oui. Même si le risque de perte totale est rare, il est possible de ne pas faire de plus-value, voire de revendre à un prix inférieur au prix d’achat, notamment en cas de mauvaise sélection, de frais mal anticipés ou de revente au mauvais moment.
L’investissement dans le vin convient-il à tous les profils d’investisseurs ?
Non. Le vin convient plutôt à des investisseurs qui n’ont pas besoin de récupérer leur argent rapidement et qui acceptent l’idée que le rendement n’est pas garanti. Il doit rester un complément, et non la base d’un patrimoine.




