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Investir dans une voiture de collection consiste à acheter un véhicule ancien dans l’objectif de le conserver et, éventuellement, de le revendre plus cher à long terme. De nombreuses personnes s’intéressent à cet investissement. Et pour cause, beaucoup de voitures rares ont connu des hausses de valeur intéressantes, notamment sur le segment haut de gamme. Ce marché attire donc des particuliers qui souhaitent diversifier leur patrimoine avec un actif tangible. Mais contrairement à un placement financier classique, une voiture ne génère aucun revenu et implique des frais. Avant d’investir, il est donc nécessaire de comprendre comment fonctionne ce marché, quels modèles sont réellement recherchés et quels risques cela implique.
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Qu’est-ce qu’une voiture de collection ?
La définition administrative : la carte grise « collection »
En France, un véhicule peut obtenir le statut officiel de « véhicule de collection » lorsque :
- il a plus de 30 ans ;
- il n’est plus produit ;
- il est conforme à son état d’origine ;
- il présente un intérêt historique ou patrimonial
Cela permet d’obtenir une carte grise collection, délivrée via l’administration (souvent avec l’appui de la FFVE, Fédération Française des Véhicules d’Époque). Attention, toutefois, ce statut administratif ne signifie pas que le véhicule prend de la valeur. Il définit un cadre légal, pas un potentiel d’investissement.
La définition du marché : ce que recherchent les investisseurs
Cela étant, dans le monde de la collection, la définition est bien plus exigeante. Une voiture devient réellement « de collection » lorsqu’elle combine plusieurs critères :
- La rareté. Production limitée, série spéciale, modèle arrêté.
- L’histoire. Participation à des compétitions, ancien propriétaire célèbre, innovation technique marquante.
- La marque. Certaines marques de luxe bénéficient d’un prestige historique fort (Ferrari, Porsche, Jaguar, etc.).
- L’état d’origine. Une voiture strictement conforme à l’origine a généralement plus de valeur qu’un modèle modifié.
Finalement, il est important de comprendre qu’une voiture de 35 ans très répandue ne sera pas forcément recherchée. À l’inverse, certains modèles plus récents peuvent déjà être considérés comme « collectors ». C’est la demande des passionnés internationaux qui crée la valeur, pas simplement l’âge.
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SimulerInvestir dans une voiture de collection : est-ce vraiment rentable ?
Contrairement à un bien immobilier (qui génère un loyer), une assurance-vie (qui peut produire des intérêts) ou des actions (qui versent parfois des dividendes), une voiture de collection ne génère rien tant que vous ne la revendez pas.
La rentabilité est donc différée, mais aussi incertaine et surtout, dépendante du marché au moment de la vente. Par ailleurs, il existe d’importants frais à ne pas sous-estimer :
- assurance spécifique ;
- entretien régulier ;
- révisions mécaniques ;
- pièces parfois rares ;
- stockage ;
- éventuelle restauration, etc.
Ces frais peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par an pour certains modèles. Autrement dit, même si la voiture prend de la valeur, il faut d’abord couvrir ces coûts pour parler de rentabilité réelle.
Certes, sur le segment haut de gamme, certains modèles de Ferrari ou Porsche ont connu des hausses intéressantes sur certaines périodes. À titre d’exemple, la Ferrari 250 GT SWB California Spider, produite à environ 55 exemplaires seulement, a vu la valeur estimée de certains modèles progresser d’environ +15 % sur une seule année (source : crowncontinental - rendement brut observés entre janvier et décembre 2025 - Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.) sur le marché des enchères internationales.
Mais cela concerne le plus souvent des séries limitées et des modèles iconiques. La grande majorité des véhicules anciens stagnent, voire perdent en valeur en tenant compte des frais.
De la même manière, le marché automobile de collection n’est pas une ligne droite. Il peut connaître des périodes fructueuses, mais aussi des ralentissements.
Enfin, autre point souvent oublié : revendre peut prendre du temps. Trouver un acheteur prêt à payer le prix souhaité peut demander plusieurs mois, voire davantage. Vous investissez donc dans un actif relativement peu liquide.
Bon à savoir 💡
Alors, est-ce rentable ?
Oui, cela peut l’être dans certains cas très précis. En effet, certains collectionneurs ont réalisé de belles plus-values. Mais il est important de garder en tête que ce n’est pas un placement sûr. Investir dans des voitures de collection n’est pas adapté pour constituer une épargne de sécurité.
En effet, sur de très longues périodes, certaines voitures de collection ont généré entre 3 % et 8 % par an en moyenne. Certains modèles exceptionnels ont fait beaucoup plus.* Mais, et c’est là le point essentiel, les performances concernent surtout des modèles rares, très recherchés, bien conservés et achetés au bon moment. Ce n’est pas la moyenne des voitures anciennes vendues entre particuliers.
*Rendements brut observés entre 2010 et 2024 - Les performances passées ne préjugent pas des performances futures (source : crowncontinental)
Comment investir dans une voiture de collection ?
Dans les faits, acheter une voiture de collection n’est pas plus complexe juridiquement que d’acheter une voiture classique. Ce qui change, ce n’est pas la procédure administrative, mais le niveau de vigilance avant l’achat.
La première étape consiste à trouver le véhicule. Vous pouvez passer par :
- un professionnel spécialisé dans les voitures anciennes ;
- une vente aux enchères ;
- un particulier.
Un professionnel apporte généralement davantage de sécurité : les véhicules sont souvent révisés, parfois garantis, et les dossiers sont plus complets. En contrepartie, le prix est souvent un peu plus élevé.
Les ventes aux enchères, organisées par des maisons reconnues, permettent d’accéder à des modèles rares ou prestigieux. En revanche, il faut intégrer les frais pour l’acheteur (qui peuvent dépasser 10 %).
L’achat entre particuliers est également possible. Les prix peuvent être plus intéressants, mais ce canal exige davantage de prudence. Dans ce cas, il est fortement recommandé de faire vérifier le véhicule par un expert indépendant avant toute signature.
Une fois le véhicule choisi, pensez à vérifier :
- la carte grise ;
- le numéro de châssis ;
- l’historique d’entretien ;
- les factures ;
- la cohérence générale du dossier.
Dans le monde de la collection, la traçabilité compte énormément. Un véhicule bien documenté se revend plus facilement et inspire davantage confiance.
Si tout est conforme, la transaction se déroule comme pour n’importe quelle voiture d’occasion :
- signature d’un certificat de cession ;
- paiement sécurisé (le virement bancaire est la norme pour des montants élevés) ;
- remise des clés ;
- remise des documents administratifs.
Vous devrez ensuite immatriculer le véhicule à votre nom via l’ANTS. S’il a plus de 30 ans, vous pouvez demander une carte grise « collection », mais ce n’est pas obligatoire. Enfin, il vous faudra souscrire une assurance spécifique pour véhicule de collection.
Investir dans une voiture de collection : les risques à connaître
Le risque de surpayer à l’achat
C’est le risque numéro un. Le marché des voitures de collection est peu standardisé. Deux modèles identiques en apparence peuvent avoir des écarts de prix considérables selon :
- l’état exact ;
- l’historique ;
- la qualité de la restauration.
Si vous achetez trop cher, la rentabilité future devient mécaniquement compromise.
Le risque de mode ou de bulle
Le marché automobile fonctionne par cycles. Certains modèles connaissent des hausses rapides parce qu’ils deviennent tendance. C’est ce que l’on a observé sur certaines séries de Porsche des années 90, dont les prix ont fortement progressé avant de se stabiliser.
En revanche, si l’engouement retombe, ou si l’économie ralentit, les prix peuvent se stabiliser, voire baisser.
Le risque de liquidité
Contrairement à une action ou à un ETF, une voiture de collection ne se revend pas en un clic. Trouver un acheteur peut prendre plusieurs mois et nécessite parfois des frais de mise en vente.
Or, lorsque l’économie ralentit, les acheteurs se font plus rares, ce qui allonge encore les délais de vente ou oblige parfois à revoir le prix à la baisse.
Le risque de frais sous-estimé
Même si la voiture prend de la valeur sur le papier, les coûts peuvent absorber une grande partie du gain :
- entretien spécialisé ;
- pièces rares ;
- assurance adaptée ;
- éventuelle restauration, etc.
Ce sont des charges incompressibles et peuvent impacter l’éventuelle plus-value.
Le risque d’authenticité ou de qualité
Le monde de la collection exige expertise et prudence. Il existe des véhicules mal restaurés, des modifications non déclarées et parfois des contrefaçons partielles. Or, un défaut non détecté à l’achat peut affecter fortement la valeur future de votre bien.
Bon à savoir 💡
Dernier point très important, une voiture de collection est un actif unique, non diversifié. Mettre une part trop importante de votre patrimoine sur un seul objet augmente mécaniquement votre exposition au risque.
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Se lancerAcheter une voiture de collection : pour qui c’est adapté ?
Une voiture de collection n’est pas un produit d’épargne classique. Elle est plutôt adaptée :
- Aux passionnés. Si vous aimez réellement l’univers automobile, que vous prenez du plaisir à posséder et entretenir le véhicule, alors la dimension émotionnelle peut compenser le risque financier.
- À ceux qui disposent déjà d’une épargne solide (épargne de sécurité déjà constituée, horizon long terme). La voiture devient alors un outil de diversification.
- Aux profils à l’aise avec l’incertitude. Si vous acceptez que la valeur puisse fluctuer et que la revente puisse prendre du temps, cela peut avoir du sens.
Bon à savoir 💡
Si vous n’êtes pas certain d’accepter le manque de liquidité, les délais parfois longs de revente ou les frais d’entretien liés à une voiture de collection, vous pourriez vous tourner vers l’assurance-vie.
Contrairement à une voiture de collection, l’assurance-vie offre un cadre réglementé.
Vous investissez sur des supports diversifiés et vous pouvez récupérer votre argent si besoin.
Si votre priorité est d’abord de poser des bases solides pour votre épargne, commencer par une assurance-vie (comme celle proposée par Mon Petit Placement) peut être plus rassurant avant d’envisager des investissements davantage liés au plaisir.
Investir dans les voitures de collection : tout ce que vous devez savoir
Est-il intéressant d’investir dans une voiture de collection ?
Cela peut l’être, mais dans des conditions précises. Une voiture de collection est avant tout un actif passion. Elle peut prendre de la valeur, mais ne génère aucun revenu régulier et implique des frais (entretien, assurance, stockage).
Elle peut devenir pertinente si :
- votre situation financière est déjà solide ;
- vous investissez à long terme ;
- vous acceptez une part d’incertitude.
Ce n’est pas un placement adapté pour constituer une épargne de sécurité ou préparer sereinement une retraite, par exemple.
Quelles sont les voitures qui prennent de la valeur ?
En général, ce sont les modèles qui cumulent :
- rareté réelle (production limitée) ;
- forte image de marque ;
- état d’origine irréprochable ;
- historique documenté.
Certaines séries chez Ferrari ou Porsche ont illustré ce phénomène. Mais l’âge ne suffit pas. En effet, toutes les voitures anciennes ne prennent pas forcément de valeur.
Quelle collection va prendre de la valeur ?
Il n’existe pas de réponse exacte. En revanche, les tendances actuelles montrent un intérêt pour :
- les modèles iconiques produits en petite série ;
- certaines « youngtimers » des années 80–2000 ;
- les véhicules avec un impact historique ou sportif.
Cependant, la valeur évolue avec le temps, selon l’économie et selon les goûts des acheteurs d’une génération à l’autre. Un modèle recherché aujourd’hui ne le sera pas nécessairement dans 15 ans.




