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Comment réduire ses impôts en 2026 ?

Solène Cholat
Solène Cholat12 janvier 2026
Comment réduire ses impôts en 2026 ?
Sommaire

Vous avez un projet d'épargne ?

Que ce soit pour défiscaliser, faire fructifier votre argent ou épargner pour vos enfants, notre simulateur vous guide vers les solutions adaptées à vos objectifs !

5 points à retenir :

  • Réduire ses impôts, c'est d'abord comprendre les trois leviers. Déduction, réduction, crédit d'impôt : ce ne sont pas des synonymes. La déduction baisse votre revenu imposable (plus efficace en tranche élevée), la réduction diminue directement l'impôt à payer, et le crédit d'impôt peut même vous être remboursé si vous êtes peu ou pas imposé. Avant de foncer sur un produit de défiscalisation, assurez-vous de bien comprendre lequel de ces mécanismes il utilise.
  • Le Pinel, c'est terminé — place au dispositif Jeanbrun. Depuis le 1er janvier 2025, plus aucun nouvel investissement Pinel n'est possible. La loi de finances 2026 a introduit le dispositif Jeanbrun (« Relance Logement »), qui fonctionne par amortissement fiscal du bien immobilier plutôt que par réduction d'impôt. L'engagement est de 9 ans minimum, les loyers sont plafonnés, et le dispositif est ouvert sur tout le territoire — sans zonage. Pour en savoir plus, consultez la fiche Service-public.fr sur l'investissement locatif.
  • Le PER reste l'un des outils les plus efficaces pour baisser son revenu imposable. Chaque euro versé sur un PER vient en déduction de votre revenu global, dans la limite de plafonds annuels. Plus votre tranche marginale est élevée, plus l'économie est importante. Attention toutefois : depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles. En contrepartie, les plafonds non utilisés sont désormais reportables sur 5 ans au lieu de 3.
  • Le barème 2026 a été revalorisé de 0,9 %. Les tranches de l'impôt sur le revenu applicables aux revenus 2025 ont été relevées pour neutraliser l'effet de l'inflation : la première tranche imposable démarre à 11 601 €, et la tranche à 45 % s'applique au-delà de 181 917 € par part. C'est un détail qui compte, car il peut faire basculer certains contribuables dans une tranche inférieure.
  • Les dépenses du quotidien comptent aussi. Garde d'enfant de moins de 6 ans, dons aux associations, emploi à domicile, cotisations syndicales… On n'y pense pas toujours, mais ces dépenses ouvrent droit à des crédits ou réductions d'impôt bien réels. Pas besoin de montages complexes : une déclaration bien remplie, avec tous les justificatifs, c'est déjà un premier pas vers une facture fiscale allégée.

Réduire ses impôts en quelques points

  • Vous réduisez vos impôts soit en baissant votre revenu imposable, soit en baissant directement l’impôt, soit via un crédit d’impôt.
  • Le levier le plus simple à activer dépend souvent de votre tranche d’imposition et de votre situation familiale.
  • Les dispositifs défiscalisants ne sont pas magiques : regardez toujours le risque, la durée, et les conditions avant l’avantage fiscal.
  • Les dépenses du quotidien (services à la personne, dons, garde d’enfant…) peuvent déjà faire une vraie différence.
  • Avant d’investir pour défiscaliser, vérifiez d’abord que votre déclaration est juste et complète.

La différence entre déduction, réduction et crédits d’impôts

Une déduction vient diminuer votre revenu imposable. C’est comme si l’État disait : “On ne calcule pas l’impôt sur cette partie-là.” Résultat, le gain dépend de votre niveau d’imposition. Si vous êtes dans une tranche élevée, l’effet est plus fort. Si vous êtes faiblement imposé, l’impact est plus limité.

Une réduction d’impôt vient diminuer directement le montant d’impôt à payer. Elle s’applique après le calcul de l’impôt. En clair, si vous deviez payer 1 500 €, et que vous avez 300 € de réduction, vous passez à 1 200 €. En revanche, si vous ne payez pas d’impôt, une réduction ne vous rapporte généralement rien.

Un crédit d’impôt, lui, fonctionne comme une réduction… mais avec un avantage important : s’il est supérieur à votre impôt, l’excédent peut être remboursé. C’est pour ça que certains crédits d’impôt sont intéressants même quand on est peu imposable.

Comment calculer l’impôt sur le revenu ?

Sans entrer dans les détails techniques, l’impôt sur le revenu suit toujours la même logique.

D’abord, on part de vos revenus de l’année. Ensuite, on arrive à un revenu net imposable, après certains abattements et charges. Puis ce revenu est réparti selon votre nombre de parts (le quotient familial). À ce stade, l’administration applique le barème progressif, tranche par tranche.

Une fois l’impôt calculé, on applique ensuite les mécanismes qui font baisser la facture : réductions et crédits d’impôt. C’est pour ça qu’un même salaire peut donner deux impôts très différents selon la situation familiale, les charges, et les avantages fiscaux utilisés.

Les conseils de Mon Petit Placement pour réduire ses impôts en 2026

L’investissement immobilier 

Depuis la fin du dispositif Pinel au 1er janvier 2025, c'est le dispositif Jeanbrun (ou "Relance Logement"), issu de la loi de finances 2026 (loi n°2026-103), qui prend le relais pour l'investissement locatif. Contrairement au Pinel, il repose sur un mécanisme d'amortissement fiscal du bien (entre 3 % et 5,5 % par an), déductible des revenus fonciers, et non plus sur une réduction d'impôt directe.

Le dispositif Jeanbrun s'applique aux logements collectifs (neufs en VEFA ou anciens avec travaux lourds), sans restriction de zone géographique. L'engagement de location nue est de 9 ans minimum, avec des loyers plafonnés selon trois niveaux (intermédiaire, social, très social). Plus le loyer est modéré, plus le taux d'amortissement est élevé.

Déduction fiscale des biens loués

Pour les investisseurs dans la location meublée, le régime réel d'imposition est particulièrement avantageux. Grâce à ce régime, les loueurs peuvent déduire les frais réels de leurs revenus locatifs, entraînant une réduction du montant de l'impôt à payer. De plus, il est possible d’inclure les amortissements du bien immobilier, ce qui va engendrer des déficits fonciers déductibles du revenu imposable.

Le PER

Comment réduire ses impôts en utilisant les plans d'épargne retraite ou PER ?

Pour les contribuables souhaitant optimiser leur fiscalité, ce dispositif se présente comme un outil avantageux. Il permet non seulement de préparer sa retraite et d’investir son argent, mais aussi de bénéficier d’avantages fiscaux notables.

Qu'est-ce que le PER concrètement ?

Le PER est un produit d'épargne destiné à financer la retraite. Il remplace plusieurs anciens dispositifs, mais conserve ses principales caractéristiques, comme la possibilité de déduire les montants versés de ses revenus imposables. Ces fonds accumulés sont gérés par des contrats d'assurance-vie, ce qui permet de les faire fructifier et de bénéficier d’avantages fiscaux. Le PER aide à économiser sur le long terme**, tout en optimisant la fiscalité pour sa retraite**.

Déduction des versements : un avantage fiscal

L'un des principaux atouts du PER réside dans la possibilité de déduire les sommes versées de son revenu global. Pour les contribuables, ces fonds réduisent directement le montant de leur rentrée d’argent imposable.

Prenons l’exemple d’un contribuable qui verse 5 000 euros sur son PER. Cette opération entraîne une réduction due son impôt sur le revenu, en abaissant la base imposable. Toutefois, il est important de noter que cette déduction est soumise à des plafonds. Ceux-ci sont dénommés « plafond annuel ». Ils dépendent de la situation du souscripteur, de son salaire, de son statut professionnel, etc.

Voici un tableau avec les revenus imposables et le taux d’imposition appliqué :

Bon à savoir 💡

Depuis le 1er janvier 2026 (loi de finances 2026), les versements effectués sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. En contrepartie, le report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans, ce qui permet de concentrer ses versements avant cet âge clé.

Revenus imposablesTaux d’imposition
0 à 11 600 euros0 %
11 601 à 29 579 euros11 %
29 580 à 84 577 euros30 %
84 578 à 181 917 euros41 %
Plus de 181 917 euros45 %

Bon à savoir 💡

Pour aller plus loin dans le calcul direction le site du ministère de l'économie

Les conditions de déductibilité

Pour bénéficier d’une déduction d’impôt, il est essentiel de respecter certaines conditions. Les versements doivent être réalisés dans le cadre du PER, en restant attentif aux plafonds de déductibilité qui sont appliquées. De plus, le produit doit être souscrit auprès d'une institution financière agréée.

En clair, un PER est un outil favorable pour ceux qui cherchent comment investir, et à bénéficier de réductions fiscales sur le long terme. Les versements peuvent être soustraits des revenus professionnels ou des rentes, ce qui permet de maximiser les économies d'impôts. Pour les professions indépendantes, la loi permet également de défalquer les cotisations versées au titre de l’épargne-retraite.

Au moment du départ à la retraite, les rentes générées par le PER peuvent être soumis à l’impôt, mais ce dernier est souvent compensé par la baisse des revenus globaux. Ainsi, les sommes versées durant la vie active engendrent une exonération partielle de l’IR au moment de leur récupération. Pour cette raison, le dispositif est particulièrement intéressant pour les futurs bénéficiaires.

Optimiser son investissement locatif

Pour les contribuables concernés, ce mécanisme permet de déduire un pourcentage du prix d’achat de l’immeuble de leur impôt. Toutefois, il sera fondamental de respecter les plafonds de loyers et de ressources des locataires pour garantir l’éligibilité au dispositif.

Déduction fiscale des biens loués

Pour les investisseurs dans la location meublée, le régime réel d'imposition est particulièrement avantageux. Grâce à ce régime, les loueurs peuvent déduire les frais réels de leurs revenus locatifs, entraînant une réduction du montant de l'impôt à payer. De plus, il est possible d’inclure les amortissements du bien immobilier, ce qui va engendrer des déficits fonciers déductibles du revenu imposable.

Profiter des déductions et crédits d'impôt

Les dépenses liées à la gestion de certaines résidences peuvent également être déductibles. Elles concernent les travaux de rénovation de votre résidence principale ou les frais de gestion des biens immobiliers locatifs. Par exemple, le déficit foncier peut être exploité pour réduire le montant du revenu imposable (RI).

Dans certains cas, les intérêts d'emprunt, les frais de gestion et les charges locatives peuvent être déduits des revenus fonciers pour alléger la base imposable.

Optimisation du foyer fiscal

Le quotient familial importe dans la détermination de l'IR. Les couples mariés ou pacsés ont tout intérêt à analyser la répartition de leurs revenus pour choisir entre une déclaration commune ou séparée, afin d’optimiser les avantages fiscaux. Cette décision a un impact significatif sur le montant de l'impôt à payer.

Investissements dans les niches fiscales

Les niches fiscales permettent aux contribuables de réaliser des économies d’impôt substantielles. Tel est le cas avec les dispositifs Girardin, pour les investissements en outre-mer, et Malraux, pour la restauration de monuments historiques. Ils peuvent devenir de véritables leviers de défiscalisation, en respectant les critères d'éligibilité et les exigences des dispositifs.

Avantages liés aux services à la personne

Pour les contribuables qui engagent des dépenses pour les services à la personne, une réduction d'impôt est également possible. Cependant, il est conseillé de conserver toutes les factures et les justificatifs de ces opérations pour bénéficier d’une déduction lors de la déclaration de revenus.

Les autres moyens de réduction d’impôts

En 2026, en plus de celles citées précédemment, d’autres techniques sont possibles pour réduire vos impôts :

  • crédit d’impôt pour la garde d’enfants (moins de 6 ans),
  • réduction d'impôt pour les dons aux partis politiques (66 % des versements, dans la limite de 7 500 € par personne et par an) ;
  • crédit d’impôt pour les cotisations syndicales ;
  • placements dans des fonds forestiers ;
  • placements dans le cinéma (SOFICA);
  • placements dans les FCPI ou FPI.

En somme, de nombreuses stratégies existent pour réduire vos impôts. L’essentiel est de faire le bon choix en tenant compte de vos besoins et de vos objectifs.

Toutes vos questions sur la réduction de vos impôts

Comment faire baisser les impôts sur le revenu ?

En jouant sur le bon levier : soit vous baissez votre revenu imposable (déductions, comme certains versements sur un PER), soit vous baissez directement l’impôt (réductions et crédits). Le meilleur choix dépend de votre tranche et de votre situation.

Qu’est-ce qui peut être déduit des impôts ?

On peut déduire ce qui diminue le revenu imposable : certaines charges prévues par la loi, et parfois des versements sur un PER si vous choisissez la déduction. À ne pas confondre avec les réductions et crédits d’impôt, qui s’appliquent après calcul.

Comment réduire le montant des impôts sans investir ?

Souvent, en commençant par le plus simple : vérifier votre déclaration, activer les crédits d’impôt du quotidien (services à la personne), déclarer correctement certains frais éligibles, et ne pas oublier les dons. Ce sont des leviers concrets, sans placement.

Article relu et vérifié par Thomas Perret, fondateur de Mon Petit Placement. 💚

Solène Cholat
Solène Cholat12 janvier 2026