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Le CTO (compte-titres ordinaire) permet d’acheter et de vendre librement des titres financiers. L’assurance-vie, de son côté, est un produit d’épargne conçu pour faire évoluer un capital dans le temps, avec une fiscalité et des règles propres. Ces deux solutions, compte-titre ordinaire ou assurance-vie, peuvent vous permettre d’investir sur des supports similaires. En revanche, leur fonctionnement, leur fiscalité et leurs usages diffèrent fortement. Notre comparatif vous permettra d’identifier dans quels cas privilégier l’un ou l’autre (voir les cumuler).
Qu’est-ce qu’un compte-titres ordinaire (CTO) ?
Le compte-titres ordinaire, souvent abrégé CTO, est un produit d’épargne et d’investissement qui permet d’acheter, de détenir et de vendre différents types de titres financiers.
Il s’agit d’une enveloppe d’investissement qui sert de support pour investir sur les marchés financiers. Un CTO permet notamment de placer de l’argent dans :
- des actions françaises ou étrangères ;
- des obligations ;
- des ETF (trackers qui répliquent des indices) ;
- des fonds d’investissement (OPCVM) ;
- parfois des produits plus spécifiques (certificats, warrants, etc.)
Voici quel est son fonctionnement.
- Vous ouvrez un compte-titres auprès d’une banque ou d’un courtier.
- Il est associé à un compte espèces (où transitent l’argent, les dividendes, les ventes).
- Vous versez de l’argent quand vous le souhaitez.
- Vous investissez librement dans les titres de votre choix.
- Vous pouvez vendre vos titres et récupérer l’argent à tout moment.
Il n’y a aucune durée minimale ni contrainte de blocage des fonds.
Bon à savoir 💡
Le CTO et ses grands principes à retenir :
- Aucun plafond de versement.
- Accès aux marchés financiers, en France et à l’étranger.
- Argent disponible à tout moment.
- Aucun avantage fiscal spécifique, les gains sont imposés chaque année.
- La fiscalité peut être moins favorable que celle d’une assurance-vie sur le long terme.
Qu’est-ce qu’une assurance-vie ?
L’assurance-vie est un produit d’épargne polyvalent. Elle permet de placer de l’argent, de le faire travailler grâce à différents types d’investissements, et de le récupérer librement lorsque l’on en a besoin.
Le contrat peut répondre à plusieurs objectifs :
- épargner progressivement ou placer une somme importante ;
- faire fructifier son capital avec différents niveaux de risque ;
- disposer de son argent quand on en a besoin ;
- préparer un projet (complément de revenus, retraite, projets futurs) ;
- transmettre un capital dans un cadre fiscal spécifique.
Voici comment cela fonctionne.
- Vous ouvrez un contrat d’assurance-vie auprès d’un assureur.
- Vous effectuez des versements libres ou programmés.
- L’argent est investi sur un ou plusieurs supports (fonds en euros, unités de compte).
- Les gains s’accumulent sans être imposés tant que vous ne retirez pas d’argent.
- Vous pouvez faire des rachats partiels ou totaux quand vous le souhaitez.
Bon à savoir 💡
L’assurance-vie et ses grands principes à retenir :
- Aucun plafond de versement.
- Large choix de supports, avec différents niveaux de risque.
- Fiscalité potentiellement intéressante, surtout dans le temps.
- Outil efficace pour la transmission.
- Argent disponible à tout moment.
- Des frais à surveiller selon le contrat.
Assurance-vie vs CTO les différences de fonctionnement
La logique du produit
Le compte-titres ordinaire est un outil d’investissement financier. Sa fonction est limitée à permettre l’achat, la détention et la cession de titres financiers. Il n’intègre aucune logique de gestion de l’épargne dans le temps ni d’objectif patrimonial.
L’assurance-vie est une enveloppe d’épargne et d’investissement. Elle ne se limite pas à investir ponctuellement. Elle organise la détention du capital, son évolution et les conditions dans lesquelles il peut être utilisé ou transmis.
Bon à savoir 💡
Contrairement au compte-titres, l’assurance-vie n’est pas centrée sur les opérations d’achat ou de vente. Elle permet de gérer une épargne dans la durée, avec une vision d’ensemble du capital.
Les supports d’investissement
Le CTO donne accès à une très large gamme d’instruments financiers, sans réelle restriction :
- actions françaises et étrangères ;
- obligations ;
- ETF (trackers) ;
- fonds d’investissement (OPCVM) ;
- produits plus complexes selon l’intermédiaire (certificats, produits dérivés, etc.).
Le choix des supports dépend, certes, du courtier ou de la banque, mais la logique reste la même. Le CTO permet une exposition directe aux marchés financiers, en France comme à l’international.
L’assurance-vie propose une sélection de supports intégrés au contrat, structurée autour de deux grandes catégories :
- Le fonds en euros (supports sécurisés, avec garantie du capital*, hors frais et fiscalité).
- Les unités de compte (supports investis sur les marchés financiers ou l’immobilier, avec un risque de perte en capital).
Il n’est donc pas possible d’investir dans n’importe quel titre. Le choix se fait à l’intérieur d’un catalogue préétabli.
La gestion
Avec le CTO, chaque investissement doit être décidé et suivi. Acheter un titre, le vendre, en changer, tout repose sur les choix de l’investisseur. Le produit ne propose pas d’aide particulière pour organiser ou ajuster l’ensemble des investissements.
En pratique, le CTO convient surtout lorsque :
- les décisions d’investissement sont assumées directement ;
- le suivi régulier des placements ne pose pas de difficulté.
L’assurance-vie fonctionne de manière différente. Elle permet de gérer l’épargne dans son ensemble, sans devoir intervenir sur chaque mouvement. Selon le contrat, les investissements peuvent être ajustés automatiquement ou confiés à des professionnels.
L’attention ne se porte pas sur chaque opération, mais sur :
- le niveau de risque ;
- la répartition de l’épargne ;
- son évolution dans le temps.
Le fonctionnement fiscal
Fiscalité du CTO
Deux situations déclenchent une imposition sur le CTO :
- la perception de revenus (dividendes, intérêts) ;
- la réalisation d’un gain lors de la vente d’un titre (plus-value).
Les revenus sont imposés l’année de leur perception, même s’ils ne sont pas retirés. Par défaut, ils sont fiscalisés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, avec 12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. Il est possible d’opter pour le barème progressif, mais la flat tax reste la référence dans la majorité des cas.
Lorsqu’un titre est vendu avec un gain, c’est également le PFU qui s’applique. Chaque année, les gains réalisés sont pris en compte par l’administration fiscale, qu’ils soient ou non réinvestis.
La fiscalité de l’assurance-vie
L’assurance-vie fonctionne selon une logique très différente.
Tant qu’aucun retrait n’est effectué :
- les gains générés à l’intérieur du contrat ne sont pas imposés ;
- l’épargne peut évoluer sans frottement fiscal.
La fiscalité intervient uniquement lors d’un retrait, et uniquement sur la part correspondant aux gains. Elle dépend principalement de l’ancienneté du contrat au moment du retrait. La date de référence est celle de l’ouverture du contrat, et non celle des versements.
La fiscalité en cas de retrait
Lorsque le contrat a moins de 8 ans, les intérêts compris dans la somme retirée sont imposés au prélèvement forfaitaire unique (flat tax). Concrètement, les gains sont taxés à 30 %. Cette imposition ne concerne que la part d’intérêts incluse dans le retrait. Le capital versé n’est jamais imposé.
À partir de la huitième année, l’assurance-vie bénéficie d’un régime plus favorable. Chaque année, une partie des intérêts retirés est totalement exonérée d’impôt sur le revenu grâce à un abattement annuel de :
- 4 600 € pour une personne seule ;
- 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.
Tant que le montant des intérêts retirés reste en dessous de cet abattement, aucun impôt sur le revenu n’est dû (seuls les prélèvements sociaux s’appliquent).
Au-delà de cet abattement, la part d’intérêts excédentaire est imposée à 7,5 % d’impôt sur le revenu auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. En bref, plus le contrat est ancien, plus l’assurance-vie devient fiscalement efficace en cas de retrait.
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Je découvreLa fiscalité en cas décès
L’assurance-vie dispose aussi d’un régime spécifique en cas de décès, distinct de la succession classique, ce qui en fait un outil très utilisé pour transmettre un capital. La fiscalité dépend de l’âge de l’assuré au moment des versements.
Pour les sommes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné dans le contrat bénéficie d’un abattement de 152 500 €.
Cela signifie que :
- jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, aucune taxation n’est due ;
- au-delà, le surplus est soumis à une taxation forfaitaire spécifique.
Cet abattement s’applique par bénéficiaire, et non sur l’ensemble du contrat.
Pour les versements réalisés après 70 ans, le régime change. Un abattement global de 30 500 € s’applique, cette fois tous bénéficiaires confondus. Dans tous les cas, seuls les montants versés sont taxables, les intérêts générés par ces versements sont exonérés de droits de succession.
Les frais
Les principaux frais d’un CTO sont :
- frais de courtage lors de l’achat ou de la vente de titres ;
- parfois des frais de tenue de compte selon l’établissement ;
- éventuellement des frais de change pour les investissements à l’étranger.
Ces frais sont liés aux opérations effectuées. S’il n’y a pas de transaction, il n’y a généralement aucuns frais.
L’assurance-vie présente une structure de frais différente. Les frais possibles sont :
- les frais sur versement (selon les contrats) ;
- les frais de gestion annuels sur les sommes investies ;
- les frais propres aux supports (fonds, unités de compte) ;
- parfois des frais d’arbitrage lors des changements de supports.
Ces frais existent même sans opération ponctuelle.
CTO vs assurance-vie : tableau récapitulatif
Vous l’aurez compris, CTO et assurance-vie présentent certaines différences regroupées dans le tableau ci-dessous.
| Critère | Compte-titres ordinaire (CTO) | Assurance-vie |
|---|---|---|
| Logique du produit | Outil d'investissement direct | outil d'organisation de l'épargne |
| Objectif principal | Investir librement sur les marchés | Faire évoluer une épargne dans le temps |
| Supports d'investissement | Très large accès (actions, ETF, obligations...) | Supports sélectionnés par le contrat |
| Liberté de choix | Totale | Encadrée |
| Mode de gestion | Décision prises opération par opération | Gestion plus progressive |
| Disponibilité de l’argent | À tout moment, après vente des titres | À tout moment via des retraits partiels ou totaux |
| Fiscalité des gains | Imposition au fil de l’eau Fiscalité intéressante après 8 ans de vie du contrat et en cas de transmission | Imposition uniquement en cas de retrait |
| Avantage du temps | Aucun | Fort avantage après plusieurs années |
| Frais | Principalement liés aux transactions | Frais réguliers (gestion, supports…) |
| Transmission | Régime classique de succession | Régime fiscal spécifique |
| Horizon privilégié | Court à moyen terme | Moyen à long terme |
CTO vs assurance-vie : quelles différences de rendement ?
Aucun des deux contrats ne rapporte plus par nature. Le rendement dépend avant tout des investissements réalisés, pas de l’enveloppe (CTO ou assurance-vie).
Ce qui change, ce n’est donc pas le rendement brut, mais :
- la manière dont il est obtenu ;
- la façon dont il est impacté par les frais ;
- et surtout ce qu’il reste après impôts.
Avec un CTO, le rendement correspond directement à la performance des titres détenus :
- actions ;
- ETF ;
- obligations ;
- fonds, etc.
Le CTO ne modifie pas le rendement des investissements. En revanche, la fiscalité vient le réduire régulièrement, puisque :
- les dividendes sont imposés chaque année ;
- les plus-values sont imposées à chaque vente.
Concrètement, le rendement brut peut être élevé, mais le rendement net d’impôt est amputé au fil du temps.
Avec une assurance-vie, les performances dépendent exactement des mêmes marchés lorsque le contrat est investi en unités de compte (ETF, fonds actions, immobilier, etc.).
Un ETF logé dans une assurance-vie peut afficher le même rendement brut qu’un ETF détenu via un CTO.
La différence se situe ailleurs :
- tant qu’il n’y a pas de retrait, aucun impôt n’est prélevé ;
- les gains peuvent donc être réinvestis intégralement ;
- le rendement profite pleinement de l’effet du temps et des intérêts composés.
À long terme, cette absence de frottement fiscal peut faire une différence sur le capital final. Attention, toutefois, aux frais, qui peuvent aussi impacter le rendement.
CTO ou assurance-vie : dans quels cas on utilise plutôt l’un ou l’autre ?
Le choix entre compte-titres ordinaire et assurance-vie ne repose pas sur un principe absolu, mais sur l’usage prévu de l’épargne. Chaque produit répond à des situations différentes.
Le CTO est utilisé lorsque la priorité est donnée à la liberté d’investissement. Il peut être adapté dans les situations suivantes :
- investissement ciblé sur des titres précis (actions individuelles, ETF spécifiques, marchés étrangers) ;
- horizon court à moyen terme ;
- volonté d’éviter des frais de gestion récurrents ;
- absence d’enjeu patrimonial ou successoral lié aux sommes investies.
En bref, le CTO convient bien lorsque l’objectif principal est d’investir, sans chercher à structurer une épargne sur le long terme.
L’assurance-vie, de son côté, est plutôt pertinente dans les situations suivantes :
- constitution d’une épargne sur le moyen ou long terme ;
- recherche d’une fiscalité plus douce dans le temps ;
- volonté de retirer des sommes sans désorganiser l’ensemble de l’épargne ;
- préparation de projets futurs (complément de revenus, retraite) ;
- transmission d’un capital dans un cadre fiscal avantageux.
Finalement, dans de nombreux cas, le choix ne se fait pas entre l’un ou l’autre :
- Le CTO peut servir à des investissements précis.
- L’assurance-vie peut constituer le socle de l’épargne à long terme.
Cette complémentarité permet de conserver de la liberté via le CTO tout en bénéficiant des avantages fiscaux et patrimoniaux de l’assurance-vie.
CTO ou assurance-vie : tout ce que vous devez savoir
Peut-on ouvrir à la fois un CTO et une assurance-vie ?
Oui. Les deux produits peuvent parfaitement coexister. Ils répondent à des usages différents et sont souvent utilisés de manière complémentaire : le CTO pour des investissements ciblés, l’assurance-vie pour structurer une épargne sur le long terme. Il n’existe aucune limite réglementaire à la détention simultanée des deux.
L’assurance-vie est-elle réservée aux profils prudents ?
Non. Même si l’assurance-vie est souvent associée à la sécurité, elle peut être investie de manière dynamique via des unités de compte (actions, ETF, immobilier, etc.). Le niveau de risque dépend principalement de l’allocation choisie, pas du produit en lui-même.
Le CTO devient-il inutile si l’on a une bonne assurance-vie ?
Non plus. Le CTO conserve un intérêt pour certains investissements qui ne sont pas accessibles en assurance-vie, ou pour des stratégies plus actives. Il reste un outil pertinent dès lors que la liberté d’investissement est un critère important, même en présence d’une assurance-vie performante.
*Le fonds en euros (supports sécurisés, avec garantie du capital, hors frais et fiscalité).



