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Transition écologique : 3 choses à savoir sur la finance verte !

Andréa Bollard
Andréa Bollard13 avril 2025
Transition écologique : 3 choses à savoir sur la finance verte !
Sommaire

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La finance verte en bref 

  • La finance verte est quand l’argent sert à financer des projets utiles à l’environnement (rénovation, transports plus propres, gestion de l’eau, énergie, etc.).
  • Vous y accédez souvent via des fonds d’investissement : vous investissez dans un panier d’entreprises ou de projets, plutôt que dans une seule.
  • Vous aurez certainement affaire à l’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) : une grille pour regarder une entreprise autrement que par ses performances financières.
  • Pour éviter le flou au moment d’investir, vous pouvez vérifier ce que le fonds finance réellement, ce qu’il exclut, et ce qu’il explique dans ses documents.
  • Et surtout : “vert” ne veut pas dire “sans risque”, comme tout placement, cela peut monter ou baisser.

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Les secteurs stratégiques de la finance verte

Derrière le terme “transition écologique”, il y a surtout des actions concrètes. La finance verte a un rôle clé : elle aide à financer en priorité ce qui réduit les émissions, économise les ressources et rend nos activités plus résistantes face aux chocs climatiques.

Et c’est pour ça qu’on retrouve souvent les mêmes secteurs. Non pas parce que le reste ne compte pas, mais parce que ce sont des domaines où l’on peut changer beaucoup de choses. Ce sont aussi des domaines où il faut souvent des budgets importants, donc où la question du financement devient vite centrale.

L’agriculture

L’agriculture est un bon exemple parce que le changement climatique n’y est pas un sujet lointain. Il est déjà là. Quand les sécheresses s’allongent, quand les vagues de chaleur se répètent, quand des pluies violentes abîment les sols, l’activité devient plus compliquée et plus fragile.

Dans ce secteur, la finance verte peut soutenir des évolutions très concrètes. On parle de projets qui aident à mieux gérer l’eau, à protéger les sols, à réduire certaines consommations, ou à accompagner des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Ce n’est pas une histoire de perfection mais une histoire de trajectoire. L’objectif, c’est de rendre la production plus robuste et moins dépendante de conditions qui deviennent imprévisibles.

Et c’est aussi pour ça que ce sujet est important pour l’épargne. Une agriculture qui tient mieux dans la durée, c’est une agriculture plus stable. Et une activité plus stable, c’est généralement une activité qui peut mieux traverser les crises.

L’adaptation au changement climatique

On parle beaucoup de réduire les émissions, et c’est normal. Mais il y a une autre réalité à intégrer : même si on fait tout bien, le climat change déjà, donc il faut aussi s’adapter.

L’adaptation, c’est le côté “pare-chocs”. C’est tout ce qui aide à encaisser les coups. Une ville qui surchauffe en été, un quartier qui inonde plus souvent, un réseau d’eau qui devient insuffisant, ce sont des problèmes très concrets. Et ce sont souvent des problèmes chers à régler si on attend trop longtemps.

Dans ce cadre, la finance verte peut financer des projets de prévention. Par exemple, des aménagements qui limitent les dégâts lors des crues, des solutions pour rendre les villes plus respirables quand il fait très chaud, ou des travaux qui sécurisent l’accès à l’eau. Ce n’est pas le sujet le plus attirant, mais c’est un sujet essentiel, parce qu’il évite des situations où l’on se retrouve à payer très cher, trop tard.

Les infrastuctures

Il y a aussi une partie de la transition qui dépend de grandes “machines” du quotidien : Comment on se déplace ? Comment on produit et transporte l’électricité ? Comment on alimente un territoire ? Tant que ces systèmes restent identiques, les progrès sont forcément limités.

La finance verte peut intervenir ici en soutenant des projets qui font évoluer ces grands ensembles. Un transport mieux organisé et moins polluant, un réseau électrique capable d’intégrer plus d’énergies renouvelables, des équipements modernisés pour perdre moins d’énergie, ce sont des changements qui pèsent lourd. Ce sont aussi des projets qui demandent souvent beaucoup d’argent au départ.

C’est exactement le rôle de la finance dans ce cas. Permettre à des projets utiles d’exister, puis de se déployer. Et quand ces infrastructures évoluent, l’effet se ressent pendant longtemps. C’est ce qui rend ce secteur si stratégique.

L’immobilier vert

L’immobilier parle à tout le monde, parce que c’est du concret. On le vit. Un logement mal isolé, c’est une facture qui grimpe en hiver. Et de plus en plus, c’est aussi un logement difficile à supporter l’été, quand la chaleur devient plus intense.

Quand on parle d’immobilier “vert”, beaucoup imaginent des bâtiments neufs ultra-performants. En réalité, une grande partie de l’enjeu se joue sur l’existant. C’est la rénovation. Mieux isoler, améliorer la ventilation, remplacer un équipement trop énergivore, éviter que le logement se transforme en fournaise en juillet.

Et c’est là que la finance verte peut avoir un vrai intérêt : elle peut soutenir des projets qui réduisent l’énergie consommée et améliorent le confort. Ce n’est pas seulement bon pour la planète, c’est aussi plus agréable à vivre. Sans compter que ça peut rendre les dépenses d’énergie moins difficiles à anticiper !

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Comment investir dans la finance verte ?

Si vous voulez investir dans la finance verte, la première chose à avoir en tête est de ne pas se laisser impressionner par les mots. Vous n’investissez pas “dans la finance verte” comme dans un livret : vous passez par des supports classiques, simplement orientés vers des projets liés à la transition.

Dans la plupart des cas, cela se fait via des fonds, disponibles en assurance-vie, en Plan d’Épargne Retraite ou via un compte-titres. Pour rappel, un fonds est un panier d’investissements construit selon une logique définie à l’avance.

Et tous ne se valent pas dans leur approche : 

  • Certains sélectionnent surtout des entreprises mieux notées sur des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). 
  • D’autres ciblent davantage des secteurs directement liés à la transition (rénovation, énergie, gestion des déchets, infrastructures). 

L’enjeu n’est pas de trouver le bon, mais celui qui correspond à votre intention.

Pour éviter de choisir au hasard, un réflexe aide beaucoup : vérifier ce que le fonds annonce clairement, ce qu’il exclut, et comment il suit ses engagements. Vous pouvez aussi lire le Document d’Information Clé (DIC) qui résume le produit, ses frais, son niveau de risque et des scénarios possibles. C’est souvent le moyen le plus rapide de comprendre ce que vous achetez.

Enfin, gardez en tête que vert ne signifie pas sans risque. Si votre horizon est court, une baisse peut être difficile à encaisser. Avec un horizon plus long, les variations sont généralement plus faciles à supporter. Et surtout, il n’existe pas d’investissement parfait : l’objectif est déjà de comprendre ce que vous faites et d’avancer avec des choix clairs.

58 % des français ne savent pas ce qu’est la finance verte

Pour vous dire, parmi ceux qui en ont entendu parler, 68 % n’en comprennent pas la portée d’après une étude de Consumer Science Analytics.

La finance verte, c’est un investissement sur des fonds qui intègrent des critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance. Nommés critères ESG, ils sont la base de ce qui définit la finance verte. Ils vous permettent de savoir dans quels secteurs vous investissez votre argent – comme le climat ou le traitement des déchets – mais également d’identifier les activités qui sont proscrites, comme les énergies fossiles ou les armements. Avec des rendements presque équivalents à ceux de la finance classique, c’est surtout son impact qui la met au-devant de la scène, en faisant un véritable outil au service de la transition écologique.

La France n’a d’ailleurs pas à rougir dans ce domaine ! En 2021, on note une progression de 94 % des encours sur des fonds verts. Ce résultat encourageant s’explique notamment par le nombre de fonds durables développés en Europe : 1418 à fin 2020, contre 2119 à fin 2021, pour un total de 896 milliards € d’encours.

Mettre la finance au vert, c’est l’objectif n°1 de la COP 26

À l'international, la finance verte est un sujet majeur. Lors de la COP 26 de 2021, l’Accord de Paris est revenu sur la table. Le but de celui-ci ? Rendre compatibles les flux financiers avec la transition écologique, afin d’atteindre zéro émission de CO₂ d’ici 2050 !

Pour les États membres, l’objectif est clair : orienter l’économie mondiale dans le sens de la transition écologique, en cherchant des alternatives aux énergies fossiles. Les grands moyens sont donc déployés, avec notamment plus de 100 milliards de dollars versés chaque année aux pays en développement pour accélérer la recherche.

Afin d’accompagner cette initiative, les États font preuve d’influence et montrent l’exemple par leurs prises de position, en adoptant de nouvelles lois pour faire évoluer les habitudes. Dans un contexte où chaque pays cherche à allier sens et développement, il est essentiel que les acteurs de la finance suivent ce même mouvement.

D’ailleurs, la place boursière a pleinement conscience du déséquilibre entre les encours des solutions fossiles et ceux des solutions vertes. Pour inverser cette tendance, de nombreuses initiatives voient le jour.

Par exemple, le GFANZ (Glasgow Financial Alliance for Net Zero). Ce groupe gère les actifs financiers de 450 entreprises. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, il impose à tous ses membres de mettre en place des objectifs basés sur des données scientifiques, afin de réduire leurs émissions de CO₂.

C’est une initiative parmi tant d’autres qui prouve que les États ont bel et bien fait passer le message : la transition écologique est un effort collectif.

Après le label rouge, les labels verts !

Pour s'assurer de la qualité et des engagements de ce que vous mettez dans vos assiettes, vous pouvez vous référer aux nombreux labels présents sur le marché. Pour la finance, c’est pareil !

ISR, Finansol et Greenfin : ces trois labels, créés par l’État et distribués par des institutions, se basent sur des critères ESG (Environnement, Sociétal, Gouvernance) et vous permettent d’investir votre argent au service d'une cause collective.

Pour vous en dire plus sur ces trois labels :

  • ISR : l’Investissement Socialement Responsable, créé en 2016, désigne les fonds qui investissent dans des entreprises prenant en compte les besoins sociaux et environnementaux de la société. C’est le label le plus répandu, qui englobe le plus de secteurs d’activité.
  • Finansol : la finance solidaire, à l’initiative d’une association, existe depuis 1997. Ce label certifie les fonds qui soutiennent des initiatives à impact social ou environnemental.
  • Greenfin : créé en 2015, ce label est particulièrement exigeant. Il n’est attribué qu’aux fonds engagés dans la transition énergétique et écologique, dans certains secteurs définis. Il va encore plus loin en exigeant un rapport détaillé des impacts environnementaux réels des actions menées par chaque entreprise.

Les institutions qui délivrent ces labels ont pour mission d’encadrer l’activité des fonds, mais aussi de sensibiliser les professionnels comme les particuliers aux enjeux de la finance verte.

On en pense quoi de la finance verte chez MPP ?

Chez MPP, nous sommes convaincus de l’importance et du rôle de la finance face aux enjeux environnementaux actuels.  

Aujourd’hui, une multitude d’offres de finance éthique existent. Cependant, la transparence, les actions réelles et la mesure de leurs impacts ne sont pas toujours présents. Afin de t’offrir une solution qui correspond à tes attentes, Mon Petit Placement lance son Portefeuille Environnement  

100 % labellisé Greenfin, ce placement dynamique au risque moyen de 5/7, intervient sur les secteurs de l’énergie, du bâtiment, la gestion de déchets, le contrôle de la pollution et le transport propre. Dans un souci de cohérence et d’impact, nous avons soigneusement sélectionné 5 fonds pour joindre sens et rendement.  

Pas besoin d’être militant pour participer au monde de demain en offrant des solutions en accord avec la transition écologique. Pour nous, être ISR doit être la norme de demain afin de mettre l’écologie au cœur de notre économie !

Andréa Bollard
Andréa Bollard13 avril 2025